En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

La revue du web #2 : muppets, animation et culture pop

13 juin 2017

Au gré de la programmation, quelques trouvailles dénichées sur le web...

"New York Herald Tribune !" / "Je te le rends, y a pas d'horoscope !"

"New York Herald Tribune !" / "Je te le rends, y a pas d'horoscope !"

You must remember this

You must remember this

Face à l'immense succès du film de Curtiz, les adaptations en tout genre de Casablanca tentent de voir le jour régulièrement depuis sa sortie triomphale : pièces radiophoniques, comédies musicales à la sauce Bollywood, séries TV. Même la Warner Brothers demanda à Truffaut d'imaginer sa version de Casablanca en 1974. Ce qu'il refusa. Inversement, Madonna n'eut pas le droit en 2008 de toucher au film qu'elle voulait transposer en Irak. Et puis Casablanca a aussi son lot de parodies. Dans un épisode de la saison 9, les Simpson découvrent une vieille bande contenant une fin alternative du film. Sesame Street revisite la scène du piano dans sa série des « Great Movie Classics ». Kermit et Miss Piggy (le couple parfait pour Viviane Fujita) rejoue la scène finale pour le Muppet Show. Et pour Looney Tunes, Bugs Bunny reprend le rôle de Bogart dans CarrotBlanca. Le film fait également partie du Walk of Life Project, la chanson de Dire Straits qui rend parfaite la fin des grands classiques du cinéma.

Casablanca de Michael Curtiz – Mercredi 14 juin à 14h30

À vos cassettes !

À vos cassettes !

Jean-Christophe Averty, disparu en mars dernier à l'âge de 88 ans, est d'abord connu pour avoir révolutionné le petit écran avec la réalisation et la production d'émissions audacieuses et inventives. Au début, il dérange. On lui reproche des émissions qui « bouge trop ». Il déplaît et le déplore sur un plateau de tournage à Joinville en 1968. Oui, il fait scandale mais invente un style. Imprégné de culture populaire et de surréalisme, il devient un génial « inventeur de formes et de sens » pour la télévision, où il magnifie tous ceux qui font la variété française de l'époque, même Sidonie Sand qui dort avec l'ordinateur. En novembre 2015, il racontait son parcours iconoclaste dans une série d'entretiens avec Noël Herpe sur France Culture. Pour un portrait complet, il faut lire l'article de Sylvie Pierre, biographe de Jean-Christophe Averty, le « Méliès du petit écran ». Fou de cinéma, Averty l'était aussi. Outre quatre courts-métrages pour le grand écran, il a laissé plusieurs évocations filmées des grandes figures du muet qu'il admirait, dont Musidora, à découvrir samedi 17 juin à la Cinémathèque.

Vacances à la mer suivi de Musidora de Jean-Christophe Averty – Samedi 17 juin à 15h

 

French touch

French touch

« Le cinéma d'animation ? Je crois beaucoup à l'avenir de ce métier. Il y a des tas de possibilités dans l'animation qui ne sont pas encore très utilisées aujourd'hui mais qui se développent. » En 1963, Paul Grimault donne un entretien pour la Radio Télévision Suisse. Il y parle de son apparition en tant qu'acteur dans le film de Jacques Tati, Mon oncle, mais aussi de l'évolution de son personnage, Gô, créé pour Les Passagers de la grande Ourse, devenu Niglo dans Le Voleur de paratonnerre, puis le ramoneur dans La Bergère et le ramoneur.
Avant lui, les pionniers de l'animation, Emile Reynaud (le tout premier) et O'Galop (inventeur du Bibendum Michelin raconté dans un documentaire par son petit-fils), figurent au tout début de la liste des noms du cinéma d'animation français. Après lui, René Laloux, qui travailla avec Topor, Mœbius et Caza. On ne parle pas encore de « French touch ». Mais avec le succès de Kirikou et la Sorcière, suivi du retentissement des Triplettes de Belleville et de Persepolis, une nouvelle génération de réalisateurs de films d'animation français acquiert une véritable reconnaissance internationale : un savoir-faire et une réussite qui s'exportent jusqu'aux États-Unis. Le spécialiste, Laurent Valière, raconte son histoire du cinéma d'animation dans un livre. Il sera à la Cinémathèque lundi 19 juin pour présenter sa sélection de courts d'animation français, une séance spéciale « French touch » !

Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud – Dimanche 18 juin à 15h

Courts-métrages d'animation : la « French Touch » – Lundi 19 juin à 20h

Alouette, je te plumerai

Alouette, je te plumerai

Dimanche 25 juin, on passe Du silence et des ombres du très discret Robert Mulligan. Le film, inspiré du roman de Harper Lee To kill a mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur), est classé parmi les meilleurs films américains et figure dans la liste (établie en 2005 par le BFI) des 50 films qu'il faut voir avant d'avoir 14 ans.
Le roman de Lee, publié en 1960, est d'ailleurs considéré comme l'un des meilleurs traitant de la justice, avant Crime et Châtiment de Dostoïevsky, Bleak House de Dickens ou Le Procès de Kafka (classement du Journal de l'Association du barreau américain). Par ses thèmes abordés (racisme, courage, lutte des classes, justice...), le livre, devenu très vite un symbole, est enseigné dans la plupart des collèges et lycées américains. Ce blog thématique analyse To kill a mockingbird pour mieux comprendre la justice américaine, une autre façon d'aborder le film.

Du silence et des ombres de Robert Mulligan – Dimanche 25 juin à 15h
(présenté par Marc Olry de Lost Films, spécialisé dans les ressorties de pépites méconnues)

Rosay et les lions

Rosay et les lions

Depuis ses origines, le cinéma entretient des relations très étroites avec le cirque. On ne compte plus le nombre de films dont l'action se situe dans un cirque. Les histoires racontées y sont rarement comiques et les clowns représentés pas vraiment drôles. La vie de troupe et l'aspect clos du chapiteau sont propices à faire naître secrets, rivalités, conflits, intrusion d'un élément perturbateur, comme cet évadé du bagne recueilli par Françoise Rosay, incroyable dompteuse de fauves (non doublée), dans Les Gens du voyage. Le film de Jacques Feyder est programmé le 21 juin. L'occasion de lire l'article de François Amy de la Bretèque, sur le cirque au cinéma et d'écouter la gouaille de Françoise Rosay dans La Joie de vivre, une émission de variété qui évoquait la carrière d'une vedette, diffusée simultanément à la télévision et à la radio entre 1952 et 1960.

Les Gens du voyage de Jacques Feyder - Mercredi 21 juin à 20h30

Naissance du Néoréalisme

Naissance du Néoréalisme

Désespérée, Pina court derrière le camion dans lequel son mari vient d'être embarqué par les Nazis. Elle est abattue en pleine rue par une rafale de mitraillette. La scène interprétée par Anna Magnani est bouleversante. Rossellini la réalise en 1945 pour Rome ville ouverte, chef-d'œuvre du cinéma italien projeté vendredi 16 juin à la Cinémathèque. Edouard Waintrop expliquait, en 2007, pourquoi ce plan-séquence de la mort de Pina marque les fondements du Néoréalisme et du cinéma moderne.

Rome ville ouverte de Roberto Rossellini – Vendredi 16 juin à 15h

 

Breathless

Breathless

« On arrivait le matin vers 9-10h, on allait prendre notre café-crème avec Jean Seberg au café du coin. Et dans l'arrière-salle, Jean-Luc Godard écrivait les dialogues qu'on allait dire juste après dans la chambre... » Belmondo raconte en 1961 le tournage très libre d'À bout de souffle. Avec son premier film, Godard jongle entre styles hollywoodien et européen. Le ton de la Nouvelle Vague est donné. Le journaliste Nathan Heller donne son point de vue américain et Criterion propose 3 raisons de re(re)voir le film de Godard.

À bout de souffle de Jean-Luc Godard – Samedi 17 juin à 14h30

La Playlist de la semaine #2

La Playlist de la semaine #2

Eclisse Twist – Mina (1962)
L'Eclipse de Michelangelo Antonioni
Jeudi 15 juin à 14h30

Eye of the Tiger – Chiara Mastroianni (2007)
Persepolis de Satrapi et Paronnaud
Dimanche 18 juin à 15h

Away – Wall of Death (2012)
Rester vertical d'Alain Guiraudie
Mercredi 21 juin à 19h30

Over the Rainbow – Judy Garland (1939)
Le Magicien d'Oz de Victor Fleming et King Vidor
Dimanche 25 juin à 14h30

Où est-il donc ? – Fréhel (1936)
Pépé le Moko de Julien Duvivier
Lundi 26 juin à 14h30

As Time Goes By – Dooley Wilson (1942)
Casablanca de Michael Curtiz
Mercredi 14 juin à 14h30