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Saison 2019-2020 de la Cinémathèque française


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Ouverture des ventes en ligne Cinéma et Abonnement le 21/08 à 11h, Exposition le 03/09 à 11h (tarif de lancement à 6€ du 03/09 au 17/09).

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Les expositions

Expo Vampires

Expo Vampires

Exposition du 9 octobre 2019 au 19 janvier 2020

Surgie des tréfonds du Moyen-Âge, la légende du vampire prend corps à la fin du XIXe siècle avec Dracula, l’illustre roman de Bram Stoker. Le cinéma émerge au même moment, qui ne tarde pas à s’emparer du mythe naissant pour le nourrir et le décliner avec frénésie et irrévérence. L’exposition Vampires raconte ces deux histoires parallèles, la fascination des cinéastes du monde entier pour cette icône ténébreuse et sexy. Elle montre son pouvoir d’attraction qui a depuis longtemps débordé le strict cadre du cinéma, contaminant la peinture, la photographie, la littérature ou plus récemment la série télé. Elle célèbre le gotha cinéma, Coppola, Christopher Lee, Lugosi, Deneuve, Herzog, Bigelow, Browning, Adjani, Bowie, Pattinson ou Tim Burton, qui depuis un siècle s’est frotté à Dracula. Peuplée d’artistes hantés par son ombre noire (Warhol, Goya, Saint Phalle), riche de centaines d’extraits, elle révèle l’empreinte indélébile posée par le vampire sur cent ans de culture populaire, de Murnau à Twilight, de Dreyer à True Blood.

Une exposition co-organisée par la Cinémathèque française et "la Caixa" Foundation
Avec le ministère de la Culture et de la Communication, et le CNC
Avec la Fondation Gan pour le Cinéma, Vivendi, et Pathé, Grands Mécènes de la Cinémathèque
Avec BETC, Amie de la Cinémathèque
Avec le soutien de Kodak
Avec la SACEM, partenaire des ciné-concerts

Expo Louis de Funès

Expo Louis de Funès

Exposition du 1er avril 2020 au 31 juillet 2020

Célébrée par cinq générations de spectateurs, la vis comica de Louis de Funès est aujourd’hui intacte. Il aura fallu une centaine de petits rôles, son sens de la caricature et son génie burlesque, quelques lignes de Sacha Guitry, de Michel Audiard, et beaucoup de travail pour atteindre le sommet du box-office à 50 ans. L’exposition raconte ce parcours, l’ascension d’un sans-grade de l’après-guerre au rang de star, du chefaillon au chef d’orchestre, le passage des années noires de l’Occupation aux flamboyantes Trente Glorieuses, des privations à la société de consommation et ses objets fétiches (la 2CV, la DS), de L’Aile ou la cuisse à l’agriculture bio… À travers plus de 300 œuvres, peintures, dessins et maquettes, documents, sculptures, costumes et, bien sûr, extraits de films, l’exposition propose au visiteur de découvrir la diversité de son talent comique, immédiatement identifiable, mais dont on ne connaît pas nécessairement tous les ressorts. Véritable homme-orchestre, pour reprendre le titre d’un de ses films, de Funès était mime, bruiteur, danseur, chanteur, pianiste, chorégraphe. Un créateur, un auteur à part entière, à qui la Cinémathèque française est fière de rendre hommage.

Une exposition produite par la Cinémathèque française
Avec le ministère de la Culture et de la Communication, et le CNC
Avec la Fondation Gan pour le Cinéma, Vivendi, et Pathé, Grands Mécènes de la Cinémathèque
Avec BETC, Amie de la Cinémathèque

Avec le soutien de Kodak

Nouveauté 2020

Le Studio de la Cinémathèque

Le Studio de la Cinémathèque

Ouverture 1er trimestre 2020

En 2020, le public sera accueilli cinq jours par semaine dans de tout nouveaux espaces, quatre studios répartis sur 300m², dédiés aux tournages de prises de vue réelles et d’animation, qui s’ajoutent aux espaces actuels d’ateliers. Un lieu inédit et ouvert pour encourager l’esprit créatif, la curiosité et l’imagination, aussi bien des groupes scolaires que des enfants, des ados, des familles et des adultes. Un Studio flambant neuf pour manipuler, cadrer, éclairer, construire des décors, inventer des récits, jouer, regarder, s’émerveiller, truquer, écouter…

Le dossier de presse

Le dossier de presse

Téléchargez le dossier de presse Saison 2019-2020


Cinéma - Automne 2019

Arnaud Desplechin

Arnaud Desplechin

En sa présence
À l'occasion de la sortie en salles de son nouveau film Roubaix, une lumière.

Chef de file d’une génération dorée, Arnaud Desplechin a fait de la famille et de ses secrets l’argile d’une œuvre dont la force romanesque connaît peu d’équivalents dans le cinéma français contemporain. S’il se revendique volontiers de François Truffaut (Paul Dédalus et Ismaël Vuillard, ses héros, manières d’Antoine Doisnel modernes), il n’est pas réductible à ce seul héritage : son cinéma est ouvert à tous les vents, qui déguise ses sagas intimes en thrillers au souffle hollywoodien, traversés de brusques écarts fantastiques ou burlesques. La cruauté de ses portraits de groupes, l’acuité bergmanienne de son regard, ses relations complexes et fécondes à sa troupe d’acteurs, cachent des torrents d’émotions qui irriguent l’œuvre en souterrain.

Leçon de cinéma avec Arnaud Desplechin
Dialogue avec Arnaud Desplechin et Mathieu Amalric.
Carte blanche et nombreuses séances présentées par ses actrices et acteurs

Nicholas Ray

Nicholas Ray

Sa carrière de réalisateur s’étale sur une courte période, mais elle marque le cinéma par sa force et sa singularité. Nicholas Ray compose une œuvre brute, jalonnée de fulgurances, qui s’ouvre sur un chef-d’œuvre (Les Amants de la nuit) et se clôt avec un bouleversant documentaire (Nick’s Movie, co-réalisé avec Wenders). Souvent décrié en Amérique, toujours adulé en Europe, il est le cinéaste de la fêlure, de l’urgence, de la désespérance, de la quête du paradis. Ses films constituent une peinture particulièrement sensible de l’adolescence écorchée, de la passion destructrice, de la violence des êtres et du monde.

Discussion avec Bernard Eisenschitz

Jean-Pierre Kalfon

Jean-Pierre Kalfon

En sa présence

Jean-Pierre Kalfon, c’est une gueule, une voix. Un comédien forgé au théâtre, passionné de musique et chanteur dans le Kalfon Rock Chaud, l’ami fidèle de Pierre Clémenti, avec qui il tourne dans le satirique et déjanté Les Idoles de Marc’O… Il traverse avec bonheur les années 60 et 70, chez Godard, Lelouch, Garrel, devient une figure incontournable du Paris underground des années 80. Joue dans des polars de Truffaut, Boisset ou Chabrol, génial en tueur ou en maniaque, en salaud démentiel ou en flic désenchanté. Il travaille avec Patricia Mazuy, Catherine Corsini, monte inlassablement sur les planches, et, toujours dans l’air du temps, figure au casting de séries télévisées comme Mafiosa. Un acteur atypique, utopique, définitivement rock’n’roll.

Dialogue avec Jean-Pierre Kalfon
Signature de ses Mémoires à la Librairie de la Cinémathèque
Séances présentées par Jean-Pierre Kalfon

Philippe Garrel

Philippe Garrel

En sa présence
À l'occasion de la sortie en salles de son nouveau film, Le Sel des larmes, présenté en avant-première.

Digne successeur de la Nouvelle Vague, Philippe Garrel fait des films à la première personne. Le cinéma lui sert à restituer les pulsations de la vie. Vie affective avant tout. Le couple ou la difficulté de rester ensemble, scandés de film en film, de façon obsessionnelle. L’enfant, comme onde de choc. Et puis la politique qui entretient avec l’amour passionnel un lien immuable. Expérimental au commencement (Le Révélateur, La Cicatrice intérieure), son cinéma devient plus narratif à partir des Baisers de secours. L’introspection reste intacte. Séparation (J’entends plus la guitare) et fin des idéaux (Les Amants réguliers), autant de variations autour des femmes de sa vie, de la naissance à la mort de l’amour.

Leçon de cinéma avec Philippe Garrel

En partenariat avec Arte

Kira Mouratova

Kira Mouratova

Kira Mouratova est née en 1934 à Soroki, ville à la frontière de l’Ukraine qui fait alors partie de l’URSS (aujourd’hui située en Moldavie). Après des études de linguistique, elle intègre la VGIK, l’école de cinéma de Moscou. Elle s’installe ensuite à Odessa (Ukraine) où elle coréalise avec son mari Alexandre Mouratov un moyen et un long métrage, Au bord du ravin abrupt (1961) et Notre pain honnête (1964). En 1967, elle réalise seule Brèves rencontres, récit sensible construit sur des flash-backs qui est interdit par la censure. Les Longs adieux (1971) et En découvrant le vaste monde (1978) ses films suivants, connaissent le même destin. Jusqu’à la Perestroïka en 1989, l’œuvre de Mouratova n’aura de cesse d’être interdite des écrans, critiquée pour son esthétique éloignée des normes officielles et pour son intérêt pour les enjeux intimes. Ses films sont redécouverts dans les années 1990, notamment au festival de Locarno en 1987 et au festival des Films de femmes de Créteil en 1988. En 1990, Le Syndrome asthénique reçoit l’Ours d’argent au festival de Berlin. Elle continuera de réaliser des films jusqu’à son décès en 2018.

Conférence « Qui êtes-vous... Kira Mouratova ? » par Eugénie Zvonkine

Avec le soutien de l'Institut ukrainien
En collaboration avec le Centre Dovjenko
En partenariat avec Baba Yaga Films et le Festival international du film de La Rochelle

Alejandro Jodorowsky

Alejandro Jodorowsky

En sa présence
À l'occasion de la sortie en salles de son nouveau film, Psychomagie, un art pour guérir.

Artiste protéiforme et iconoclaste, Jodorowsky aura passé sa vie à transgresser les règles de l’art pour trouver l’illumination. Ses expérimentations poétiques le mènent du théâtre d’avant-garde au cinéma underground et psychédélique, de la bande-dessinée de science-fiction à la cartomancie. Il croise sur sa route aussi bien les surréalistes, que Mœbius et le mime Marceau, Topor et Arrabal. Chacun de ses films est une expérience spirituelle et sensorielle unique : western baroque (El Topo), drame psychanalytique (Santa Sangre), SF métaphysique (La Montagne sacrée), fantasy utopique (Dune)… L’œuvre anticonformiste, fascinante et visuellement renversante d’un gourou-cinéaste.

Leçon de cinéma avec Alejandro Jodorowsky

Vampires

Vampires

Le temps de l’exposition, les vampires sortent de l’ombre et investissent les salles de la Cinémathèque française pour une programmation au long cours, et en cinq temps. Une entame majestueuse, avec quinze jours durant, la projection de toutes les adaptations cinéma du roman de Bram Stoker. Une longue séquence, avec les plus prestigieuses évocations du vampire sur grand écran, réunissant Abel Ferrara, Kathryn Bigelow, Julie Delpy, Carl T. Dreyer, Olivier Assayas ou John Carpenter. Une programmation Jeune Public. De nombreuses soirées Bis, avec leur lot de Dracula décalés, érotiques ou burlesques. Une Journée Halloween avec Tim Burton. Et enfin, des soirées thématiques et deux Nuits, l’une consacrée à la trilogie Blade et l’autre à Halloween, durant laquelle les vampires se mêleront à d’autres figures mythiques de la peur.

Guy Debord

Guy Debord

Fondateur de l’Internationale situationniste, théoricien de la société du spectacle, Guy Debord (1931-1994) est l’auteur d’une œuvre cinématographique serrée – trois longs métrages, trois courts – et subversive, qui jumelle avec ses écrits. Son but :  « arracher le spectateur de cinéma à la passivité et l’aliénation imposée par l’ordre spectaculaire marchand », l’engager dans un rapport nouveau à partir duquel repenser la vie et la société.
Pièce éminente de l’histoire des avant-gardes et des idées en France, l’entreprise guerrière de Guy Debord, derrière l’apparente sévérité de sa réputation, porte la marque d’un humour souverain et d’une radicale mélancolie qui ne dit pas son nom.

Table ronde à la suite de la projection d'In girum imus nocte et consumimur igni

James Gray

James Gray

À l'occasion de la sortie en salles de son nouveau film, Ad Astra.

Entouré d’une famille d’acteurs fidèles, capable d’attirer les plus grandes stars américaines sur son seul nom, habitué des festivals, James Gray trace depuis 25 ans un sillon singulier, en marge des canons hollywoodiens. Dans son appartement new-yorkais, une affiche des Bonnes femmes de Claude Chabrol, signe d’influences européennes revendiquées (Carl T. Dreyer, Luchino Visconti, Robert Bresson), qui innervent son cinéma. Mélancolique et intimiste (Two Lovers), l’œuvre, nourrie de littérature russe et de lectures shakespeariennes, se drape d’une impressionnante dimension opératique aussi bien dans ses polars urbains (The Yards) que dans ses récentes productions, plus fastueuses (The Lost City of Z, Ad Astra).

Leçon de cinéma avec James Gray
Avant-première de Ad Astra (sous réserve)

Sterling Hayden

Sterling Hayden

Une belle gueule, une présence, une silhouette taillée dans le roc : Sterling Hayden porte aussi bien le Stetson que l’imper de flic dans la cinquantaine de rôles qu’il endosse entre 1940 et 1980. Johnny Guitar, Dr. Folamour ou Le Parrain sont les somptueux jalons d’une carrière morcelée, qui dessine une histoire du cinéma entre John Huston, Kubrick, Robert Altman, ou Coppola. Marin chevronné qui sillonne le monde et ses océans, héros de guerre, écrivain et aventurier à tendance anarchiste, il reste à bonne distance d’Hollywood qu’il déteste, pratique le métier d’acteur en dilettante désabusé. Dans la vie et sur l’écran, un homme à part, un héros torturé.

Discussion avec Philippe Garnier et présentations de séances

En partenariat avec La Rabbia

Robert Kramer

Robert Kramer

Robert Kramer a traversé le vingtième siècle en nomade, caméra au poing, prenant le pouls des conflits, mouvements sociaux et utopies de son temps, déployant un cinéma polyphonique, strates de voix et de points de vues sur le monde. Son œuvre, politique, s’est affranchie des frontières, notamment celles de la fiction et du documentaire, pour engager un dialogue amour-haine avec son pays de naissance, les Etats-Unis – l’immense Route One/USA (1989) en point d’orgue. Exilé volontaire, accueilli par la France (où il meurt en 1999), sa voix portait haut, qui voyait les films « comme des grenades prêtes à exploser au visage des spectateurs, ou à ouvrir leurs esprits comme de bons vieux décapsuleurs ».

Conférence de Cyril Béghin

G.W. Pabst

G.W. Pabst

Adulé dans les années 20 et 30, discrédité pour avoir travaillé sous la coupe de Gœbbels, et même ignoré après la guerre, Pabst demeure, aux côtés de F. W. Murnau et de Fritz Lang, l’un des maîtres du cinéma allemand. Lumière expressionniste, jeux d’ombres et de miroirs, les images de ses premières œuvres ont un pouvoir visuel inouï, « une magie, une photogénie, qui – pour Henri Langlois – se métamorphose à partir d’un rien, d’un détail, d’un peu d’eau, d’une bouche, en quelque chose de merveilleux. » Tout comme les corps et les visages de ses personnages féminins, que le démiurge Pabst façonne en même temps que ses interprètes : Asta Nielsen, Greta Garbo, Brigitte Helm ou Louise Brooks, à jamais liées à l’auteur de La Rue sans joie, L’Atlantide et Loulou.

Ciné-concerts

Avec Tamasa et la SACEM, partenaire des ciné-concerts

Mauro Bolognini

Mauro Bolognini

Il commence comme assistant-réalisateur pour Luigi Zampa et Yves Allégret, se fait la main sur des comédies, avant d’enchaîner allegretto drames sociaux, films à sketches, luxueuses adaptations littéraires et épopées romanesques. Cet éclectisme lui coûte une certaine forme de postérité, lui qui a passé sa riche carrière dans l’ombre de Pier Paolo Pasolini, scénariste de quelques-uns de ses chefs-d’œuvre (Les Garçons, Le Bel Antonio) et de Luchino Visconti, à qui il fut souvent injustement comparé en mal. Le formalisme fastueux de ses productions (L’Héritage) cache pourtant un cinéma d’une grande originalité (Gran bollito et son Max von Sydow travesti), aux castings prestigieux, travaillé par la grande Histoire de l’Italie et les contradictions des années de plomb.

Conférence de Jean A. Gili

En partenariat avec l'Institut culturel italien
Avec le soutien de la Fondation Cineteca di Bologna et de la Cineteca Nazionale

American Fringe

American Fringe

En présence de Richard Peña, Livia Bloom Ingram et des réalisateurs invités.

Pour sa quatrième édition, American Fringe propose un nouvelle sélection de films américains contemporains, et indépendants. Une production inventive, loin des canons hollywoodiens, proposant à la fois des formes de distribution et d’exposition originales, mais aussi et surtout des formes esthétiques et politiques inédites. Des œuvres qui perpétuent l’esprit d’origine du cinéma indépendant en passant sous les radars des grands médias et festivals. C’est pour célébrer et promouvoir ce travail de l’ombre qu’American Fringe a été créé. Le temps d’un week-end, découvrez ces œuvres personnelles, simples et puissantes, présentées par leurs réalisateurs, et qui démontrent la vivacité de la production américaine contemporaine.

Un programme organisé par Richard Peña et Livia Bloom Ingram
Un projet The Arts Arena


Cinéma - Hiver 2019-2020

Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock

L’un des plus grands cinéastes au monde, maître inégalé du suspense, dont les films figurent parmi les trésors de l’histoire du cinéma. Des muets des années 20 (Champagne, Chantage), aux classiques hollywoodiens (Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose), en passant par des chefs-d’œuvre britanniques (Les 39 marches, Une femme disparaît), Hitchcock n’a cessé d’innover, aussi bien techniquement que dans l’art du récit, maniant à la perfection une tension constante associée à un sens de l’humour devenu légendaire. Rebondissements, blondes hitchcockiennes (Grace Kelly, Ingrid Bergman, Kim Novak), antihéros captivants (James Stewart, Cary Grant), autant d’ingrédients, méticuleusement dosés, qui composent l’œuvre immortelle d’un génie.

Elia Suleiman

Elia Suleiman

En sa présence

On le surnomme le Buster Keaton palestinien. Il y a aussi du Jacques Tati dans les contes absurdes et poétiques d’Elia Suleiman. Pamphlets politiques en forme de journal intime, ses films exposent une succession de situations graves et décalées, à l’humour décapant, qui posent une question essentielle : celle de l’identité palestinienne. Par la force des images et des cadrages qui évoquent le vide, le cloisonnement ou la division, le cinéaste donne une vision faussement naïve, pince-sans-rire et désenchantée de l’état du monde. De Chronique d’une disparition à It Must be Heaven, une œuvre courte, étalée sur plus de 20 ans, qui porte la marque du temps qui passe et du conflit sans fin.

Leçon de cinéma avec Elia Suleiman

Galaxie Jia Zhangke

Galaxie Jia Zhangke

En sa présence

Figure de proue du cinéma indépendant en Chine, Jia Zhangke fait partie des réalisateurs les plus talentueux de sa génération. Depuis la fin des années 90, il cherche à établir une mémoire collective des transformations brutales de son pays, en explorant les trajectoires personnelles de citoyens ordinaires : émancipation culturelle (Platform), jeunesse désœuvrée (Plaisirs inconnus), effritement des liens sociaux (Au-delà des montagnes), explosion de la violence (The Touch of Sin, Les Éternels). Les personnages de Jia Zhangke se perdent dans l’immensité de paysages chaotiques portant les traces d’une société gagnée par le capitalisme, à l’image des ruines de la ville engloutie sous les eaux d’un barrage dans Still Life, d’une puissance visuelle inouïe.
On pourra ausi découvrir des films dont il a été le producteur.

Leçon de cinéma avec Jia Zhangke

Julie Delpy

Julie Delpy

En sa présence

Julie Delpy ou l’énergie lumineuse : elle fait ses classes chez Leos Carax et Godard, se révèle dans La Passion Béatrice (Bertrand Tavernier, 1987), et depuis se construit une filmographie loin de tout conformisme. D’abord en Europe, avec Volker Schlöndorff, Krzysztof Kieslowski, puis outre-Atlantique avec Roger Avary ou Richard Linklater, cette touche-à-tout surdouée joue, écrit (la série des Before), produit et réalise avec envie et
détermination. Jonglant joyeusement entre blockbuster ou film de genre indépendant devant la caméra, filmant des drames en costumes (La Comtesse) ou des chroniques nostalgiques (Le Skylab), elle explore les névroses avec un humour mordant, impose doucement son univers avec une liberté essentielle et assumée.

Leçon de cinéma avec Julie Delpy

Musidora

Musidora

« Tu as créé le bâton à trois bouts, dont l’un porte le pinceau, l’autre le joli brin de plume et le troisième un crayon à sourcils. » Ainsi parlait Colette de Musidora, éternelle Irma Vep pour Feuillade, mais aussi, dans le désordre, actrice, cinéaste indépendante, scénariste, peintre, marraine de guerre, muse surréaliste, essayiste, romancière, actrice de théâtre et de music-hall, chanteuse, pantomime, et première archiviste à la Cinémathèque française (nommée par Langlois en 1944 à la documentation et aux relations avec la presse). Pas besoin de chiffre rond pour célébrer Musidora mais il est temps de compléter le portrait de l’anagramme Irma Vep, monte-en-l’air indispensable et image immortelle. Au menu, fastueux : rétrospective de ses films, restaurations et séances spéciales.

Jean-Claude Brisseau

Jean-Claude Brisseau

C’est en autodidacte que Jean-Claude Brisseau, professeur de collège en banlieue, réalise ses premiers films, qu’il finance lui-même. Remarqué en festivals (par Rohmer notamment), il signe de brillantes évocations de la vie dans les grands ensembles (La Vie comme ça, De bruit et de fureur), puis rencontre le succès en révélant l’actrice Vanessa Paradis dans Noce blanche. Divers échecs commerciaux (les très beaux Céline, Les Savates du Bon Dieu) le ramènent à un cinéma plus intime, qui met à nu sa fascination pour le mystère de la jouissance féminine (Les Anges exterminateurs), dans des dispositifs de plus en plus minimaux, jusqu’à l’autoproduction. Son œuvre, sensuelle et empreinte de surréalisme, invoque corps et fantômes pour la célébration magique d’une foi absolue dans les pouvoirs du cinéma.

En collaboration avec Les Films du Losange

Jean-Luc Godard

Jean-Luc Godard

En sa présence

Il y a soixante ans, À bout de souffle sortait sur les écrans. Depuis, le nom de Godard est pour les cinéphiles du monde entier le mot de passe qui embrasse tout à la fois la liberté de la Nouvelle Vague et la modernité la plus intransigeante. En artiste majeur, Godard a ses périodes et ses ruptures : à l’éclat romanesque du Mépris et de Pierrot le fou succèdent les années politiques (le groupe Dziga-Vertov), puis les années vidéo, où le cinéma se fait rigoureux outil d’investigation. Il revient à la fiction à l’aube des années 80, plus libre que jamais (Sauve qui peut (la vie), Prénom Carmen, Nouvelle Vague). Ses œuvres tardives sont des méditations nourries d’un profond sens de l’Histoire et du tragique. Godard, le dernier des romantiques.

Andreï Konchalovski

Andreï Konchalovski

En sa présence

Andreï Konchalovski rencontre en 1960 Tarkovski, pour qui il écrit notamment L’Enfance d’Ivan, et Andreï Roublev. Il passe à la réalisation avec Le Premier maître (1965), encensé pour son réalisme, et qui marque la naissance de la Nouvelle Vague soviétique. Son second film, Le Bonheur d’Assia, dont le discours sombre contredit la propagande pro-kolkhoze, est censuré par le régime. Konchalovski adapte alors des classiques de la littérature russe, et réalise la fresque Sibériade, prix du jury cannois et pour lui opportunité d’un exil hollywoodien. Après ce virage radical (Runaway Train, Tango et Cash), il retrouve la Russie post-perestroïka, et continue depuis, obstinément, à travers le destin de héros simples, de dénoncer, entre ironie et nostalgie satirique, les failles de son pays.

Leçon de cinéma avec Andreï Konchalovski

Anne-Marie Miéville

Anne-Marie Miéville

Anne-Marie Miéville arrive au cinéma par sa rencontre avec Jean-Luc Godard, au début des années 1970 : tout au long de cette décennie, Godard/Miéville devient la signature d’un cinéma fait à deux pour analyser méthodiquement rapports sociaux et rapports de couple (Numéro deux, Six fois deux). En 1984, elle réalise le court métrage Le Livre de Marie, devenu le contrepoint inséparable du Je vous salue Marie de Godard, puis, en 1989, Mon cher sujet, premier long métrage ambitieux dans son observation intime de trois générations de femmes dont la plus jeune est sur le point d’enfanter. Ses films (Lou n’a pas dit non, Nous sommes tous encore ici, Après la réconciliation) travaillent avec obstination la vie de couple – son cher sujet.

Vittorio De Sica

Vittorio De Sica

Près de 140 films en tant qu’acteur, pour Dino Risi, Luigi Comencini ou encore Max Ophuls (Madame de…), du muet aux prolifiques années 60-70, du drame sentimental à la fantaisie et à la comédie pure. Mais aussi une trentaine de réalisations, qui allient la maîtrise et la grâce (Umberto D., Le Jardin des Finzi-Contini), qui révèlent Sophia Loren et Marcello Mastroianni (La Ciociara, Mariage à l’italienne)… Vittorio De Sica incarne toute la richesse du cinéma italien, qu’il révolutionne de l’intérieur avec son Voleur de bicyclette. Chef-d’œuvre universel, ce film de l’enfance aux accents particulièrement émouvants marque, tout autant que Rome ville ouverte de Roberto Rossellini, la naissance du néoréalisme.

En partenariat avec l'Institut culturel italien

James Ivory

James Ivory

En sa présence

Le plus britannique des réalisateurs américains se partage entre l’Inde, l’Angleterre et les États-Unis. Son classicisme sert parfaitement les auteurs qu’il adapte, E. M. Forster, Henry James, la romancière et scénariste Ruth Prawler Jhabvala. Depuis ses débuts dans les années 60, il ne cesse d’explorer le choc des cultures, des civilisations, dissèque les rapports de classe sur fond de drame et de passion. Ses chroniques nostalgiques sont étroitement liées à ses comédiens fétiches, Helena Bonham-Carter, Anthony Hopkins, et à Ismail Merchant, son compagnon et producteur. Avec eux, il se penche sur l’âme féminine, les non-dits, et interroge la société anglaise avec une acuité aussi tendre que féroce.

Leçon de cinéma avec James Ivory

Avec le soutien de Cohen Film Collection

Hugo Santiago

Hugo Santiago

Argentin de Paris – ville où il s’installe très jeune à la fin des années 1950 –, c’est pourtant à Buenos Aires qu’Hugo Santiago (1939-2018) réalise son premier film, Invasión, scénarisé avec un tandem de grands écrivains, Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares. Il y invente une forme de fantastique urbain un peu lancinant, une esthétique du secret et de la conspiration qui imprègne toute son œuvre de fiction (Les Autres, Écoute voir, Les Trottoirs de Saturne), principalement tournée en France, à côté de documentaires pour la télévision. Cinéaste rare et désormais culte, Hugo Santiago marie, dans ses films, une rigueur de la mise en scène apprise chez Robert Bresson (dont il a été l’assistant) à l’imaginaire littéraire du Sud de l’Amérique du Sud.

Germaine Dulac

Germaine Dulac

Figure des milieux féministes et anti-cléricaux parisiens du début du vingtième siècle, Germaine Dulac se lance dans la réalisation en 1915, tout en assurant son indépendance avec le lancement de sa propre maison de production. Les Sœurs ennemies impressionne et signe une fracassante entrée en cinéma, envisagée comme une quête perpétuelle du « cinéma pur ». Aux frontières de l’expérimental, jouant du flou, des surimpressions, des ralentis et des accélérés, ses films impressionnistes sont loués par les cercles surréalistes et d’avant-garde. En 1927, elle adapte un scénario d’Antonin Artaud, La Coquille et le Clergyman, rejeté à la fois par son auteur et par le public. L’échec, cinglant, la marginalise et elle finira sa carrière en tournant des actualités et des documentaires.

Festival de Gérardmer 2020

Festival de Gérardmer 2020

La Cinémathèque reprend la sélection des films en compétition au Festival du film fantastique de Gérardmer.
Ce rendez-vous permet de retrouver, comme tous les ans, les obsessions, mythes et conventions du fantastique et de l’épouvante cinématographiques contemporains. Un état des lieux de l’imaginaire cinématographique le plus libre et le plus effrayant. 

En partenariat avec le Public Système Cinéma


Cinéma - Printemps 2020

Bertrand Tavernier

Bertrand Tavernier

En sa présence

Fondateur du ciné-club Nickel Odéon, auteur de l’un des ouvrage fondamentaux de la critique française (50 ans de cinéma américain), Bertrand Tavernier est de ces cinéastes qui sont aussi des passeurs (sa saga documentaire Voyage à travers le cinéma français). Entamée en 1974 dans ses quartiers lyonnais (L’Horloger de Saint-Paul), son œuvre de réalisateur ne se réduit à aucun genre : drames ou comédies en costumes, thriller d’anticipation, films de guerre ou polars urbains, Tatave a touché à tout, s’entourant d’une famille d’auteurs et d’acteurs fidèles, Philippe Noiret en tête. Gourmand et engagé, son cinéma est fort en gueule, qui tempête contre l’injustice du monde pour mieux, le temps d’un magnifique pas de côté, se teinter de nostalgie proustienne (Un dimanche à la campagne).

Leçon de cinéma avec Bertrand Tavernier
Carte blanche et présentations de séances

Festival Toute la mémoire du monde

Festival Toute la mémoire du monde

Huitième édition de Toute la mémoire du monde, Festival international du film restauré. Cinq jours, cent films. Et l’occasion de célébrer la vivacité de l’actualité patrimoniale, en proposant au public parisien une sélection des dernières restaurations de prestige présentées par des invités prestigieux. À travers un programme cinéphile et éclectique, la manifestation rend avant tout hommage au travail des archives, des ayants droit, des studios et des laboratoires pour sauver les œuvres du passé. La programmation se compose de plusieurs sections thématiques et donne lieu à un intense programme de rencontres, d’ateliers et de ciné-concerts, à la Cinémathèque française et dans plusieurs salles partenaires.

Jean-Daniel Pollet

Jean-Daniel Pollet

Moins auteur que poète du cinéma, Jean-Daniel Pollet (1936-2004), contemporain de la Nouvelle Vague, a réalisé en plus de vingt films une œuvre rare et inclassable. Pourvu qu’on ait l’ivresse (1958), filmé dans un dancing, découvre Claude Melki, apprenti tailleur au corps et visage de Buster Keaton, qui deviendra le personnage récurrent de ses histoires parisiennes, à la fois graves et légères, placées sous le signe de la danse. Mais Méditerranée (1963), énigmatique film-poème au temps circulaire, ouvre son cinéma à d’autres pistes, qui pointent obstinément vers le monde grec (Bassae, L’Ordre). Jusqu’au bout, Pollet aura été fidèle à une idée hautement personnelle du cinéma, au prix de son propre effacement.

Jacqueline Audry

Jacqueline Audry

D’abord assistante de Pabst, Delannoy et Max Ophuls, Jacqueline Audry passe derrière la caméra avec Les Malheurs de Sophie en 1946, colorant la prude sagesse de la Comtesse de Ségur de tons féministes. Ce sera sa marque de fabrique : fervente admiratrice de Colette, elle adapte plusieurs de ses écrits (Gigi, Mitsou…), porte à l’écran le controversé La Garçonne de Victor Margueritte, ou encore Huis clos de Sartre. Seule réalisatrice française de l’après-guerre, précieux lien entre la génération de Germaine Dulac/Alice Guy et la Nouvelle Vague de Varda, elle construit, en une vingtaine de films, une œuvre discrète mais engagée. Plaisir féminin, homosexualité (Olivia, 1951), émancipation de la femme : entre culot et finesse, un cinéma d’une grande liberté de ton, résolument avant-gardiste.

Gérard Oury

Gérard Oury

Gérard Oury débute en tournant des mélodrames, jusqu’à ce qu’il rencontre Louis de Funès qui voit en lui un auteur comique. C’est la révélation. Premier succès avec Le Crime ne paie pas en 1962, suivi du triomphal Corniaud en 1965, et d’un record absolu au box-office, deux ans plus tard, avec La Grande Vadrouille. À la faveur de budgets colossaux pour l’époque et du jeu complice des grandes vedettes du cinéma français (Louis de Funès, Bourvil, Jean-Paul Belmondo, Pierre Richard, Yves Montand), une nouvelle esthétique du comique voit le jour. Duo d’acteurs que tout oppose, avalanche de gags et quiproquos, cavalcade perpétuelle et rythme endiablé, Oury a inventé la machine à fou-rire, devenant le roi incontesté de la comédie à la française.

Dialogue avec Danièle Thompson

Hiroshi Shimizu

Hiroshi Shimizu

Contemporain d’Ozu et de Mizoguchi, plus prolifique encore avec ses 160 films, Hiroshi Shimizu fait de sages débuts dès le muet en réalisant des mélos intimistes et sentimentaux. En 1948, il s’éloigne des studios pour produire seul Les Enfants du nid d’abeilles, drame social, rossellinien jusque dans ses accents mystiques. Avec cette histoire d’orphelins de guerre miséreux s’expriment son souci de réalisme (décors naturels, choix d’acteurs non-professionnels), et toute sa sensibilité. Dans ses films, Shimizu pose un regard avisé sur l’enfance et les laissés-pour-compte, et ne cessera de dépeindre un Japon populaire avec tendresse et ténacité.

Avec le soutien de la Maison de la culture du Japon à Paris, du National Film Archive of Japan et de Renault

Louis de Funès

Louis de Funès

Tyrannique, menteur, roublard, ronchon, grognard, grognon, veule, voleur, prévaricateur, âpre au gain, lâche, traître, assassin, égoïste, avare, raciste, râleur, colérique, manipulateur, escroc, parano, hystérique, bilieux, combinard, chauvin, arriviste, méprisant, obséquieux… Louis de Funès a si bien observé son prochain qu’il a offert à travers ses films un miroir délicieusement déformant. C'est nous en pire, l'humainté en plus. Créateur, auteur à part entière, De Funès est un monument national à qui la Cinémathèque française est fière de rendre hommage, avec une expositiion, mais aussi en projetant ses plus grands films, une sélection de raretés d'avant la célébrité, une programmation Jeune Public ainsi qu'une soirée Bis « Louis de Funès et la science-fiction ».

Léonide Moguy

Léonide Moguy

D’abord monteur de talent pour Marcel L’Herbier et Max Ophuls, Léonide Moguy réalise d’énormes succès entre 1930 et 1960. Des mélodrames sociaux aux sujets audacieux : mères célibataires, prostitution, suicide. Des films qui font débat au sein du gouvernement français (Prison sans barreaux), frôlant parfois la censure (Le Déserteur rebaptisé Je t’attendrai). Un passage par Hollywood où il évoque la guerre (Paris After Dark) et en Italie pour parler d’éducation sexuelle (Demain il sera trop tard). L’œuvre d’un homme, qualifié de bon et généreux, utilisant le cinéma pour faire évoluer les mœurs et « vivre mieux ». Un cinéaste à redécouvrir, qui fit débuter les plus grandes stars, de Ginette Leclerc à Ava Gardner ou Sophia Loren.

Elizabeth Taylor

Elizabeth Taylor

Elizabeth Taylor débute au cinéma dès l’enfance (la série des Lassie), devient l’adolescente préférée des Américains, puis une femme mûre, épanouie et sensuelle chez Richard Brooks, Vincente Minnelli ou John Huston. Son destin est scellé à celui de Richard Burton, avec qui elle forme un couple explosif et légendaire, à la ville comme à l’écran (La Mégère apprivoisée, Qui a peur de Virginia Woolf ?). Forte et vulnérable, névrosée et libre, lumineuse et hystérique, elle joue avec une intensité quasi animale. Pour Mankiewicz, elle incarne une Cleopâtre éclatante, et avec elle tout la décadence hollywoodienne. Elle décroche deux Oscars. Navigue entre excès, amours, luxe et philanthropie. Et Elizabeth devient Liz, un nom à jamais synonyme de star.

Don Siegel

Don Siegel

Le montage, son premier métier – c’est lui qui œuvre sur Casablanca pour la Warner – lui apporte un précieux sens du rythme. Si sa première réalisation est un thriller classique (The Verdict), il est aussi à l’aise dans le film de gangsters ou de guerre (L’Enfer est pour les héros), la science-fiction (L’Invasion des profanateurs de sépultures, devenu une référence du genre), le western, qu’il enterre avec le crépusculaire Dernier des géants, ou le polar urbain. Madigan et À bout portant, c’est lui. L’Inspecteur Harry aussi, qui l’associe à jamais au Dirty Clint Eastwood. Hantés par la figure du héros solitaire, ambigu et désinvolte, ses films portent la marque d’une violence brute et froide, d’un style sec et efficace, résolument moderne.


Cinéma - Eté 2020

Alain Resnais

Alain Resnais

Pendant dix ans, Alain Resnais explore la branche documentaire, avant de réaliser en 1956 Nuit et Brouillard, requiem essentiel sur les camps de la mort. Puis il aborde en 1959 la fiction avec Hiroshima, mon amour, dont la forme novatrice lui vaut une renommée internationale. Chacun de ses films est synonyme d’expérimentation : Resnais est un cinéaste qui ne se répète pas. En une vingtaine de longs métrages, entre mélodrames et comédies loufoques (Providence, On connaît la chanson…), inspirés du théâtre, de l’opérette, de la BD, ce perfectionniste à l’humour délicat glisse lentement du désenchantement vers la légèreté. Collectionne les récompenses. Se constitue une famille d’acteurs fidèles. Et laisse une œuvre énergique et moderne, hantée par la mort, habitée par l’amour.

Reprise de la 59ème Semaine de la Critique

Reprise de la 59ème Semaine de la Critique

Quelques jours après la clôture du Festival de Cannes, la Semaine de la Critique propose, sur les écrans de la Cinémathèque française, la reprise de sa compétition (sept longs et dix courts métrages) ainsi que de ses séances spéciales. Créée en 1962, la célèbre section parallèle du Festival se consacre à la découverte des nouveaux talents en présentant sur la scène internationale leurs premiers et seconds longs métrages. Jacques Audiard, Arnaud Desplechin, Alejandro González Iñárritu, Ken Loach, Wong Kar-wai ou plus récemment César Augusto Acevedo, David Robert Mitchell, Julia Ducournau, Jeff Nichols, Rebecca Zlotowski ou Justine Triet ont été révélés par la Semaine de la critique.

Michael Powell

Michael Powell

D’abord assistant d’Hitchcock, Michael Powell prend son envol à l’orée des années 40, avec une poignée de films ambitieux. Mais c’est avec sa société de production The Archers qu’il devient, en quelques années inouïes de créativité, l’une des figures les plus flamboyantes du cinéma anglais. Inséparable de son acolyte Emeric Pressburger, il réalise entre 1942 et 1960 une quinzaine de films fous et novateurs, passant d’un genre à l’autre sans effort. L’œuvre, d’une beauté à couper le souffle, joue des contrastes (A Canterbury Tale), du Technicolor (The Red Shœs) et des artifices du studio (Le Narcisse noir) pour déployer une vision romantique et acide de l’existence. Une épopée brisée net par Le Voyeur, film de tous les scandales, d’une audace et d’une noirceur aujourd’hui encore tétanisantes.

Souleymane Cissé (Africa 2020)

Souleymane Cissé (Africa 2020)

En sa présence

Conteur talentueux, le Malien Souleymane Cissé se fait le porte-voix lucide des particularités africaines, mises en perspectives avec l’Occident. La douleur d’un passé violent, un présent en mutation difficile, l’apartheid, la polygamie, le monde ouvrier, les étudiants et l’armée, les femmes abusées et muselées (La Jeune fille, censuré durant trois ans) sont autant de sujets qu’il aborde sous un angle social et militant. Sa réflexion métaphysique sur l’humain et sa destinée – le parcours initiatique de Yeelen, qui lui vaut un prix à Cannes et une renommée internationale –, et la beauté plastique éblouissante de ses films sont les pigments d’un tableau lumineux, d’une Afrique vibrante, et vivante.

André S. Labarthe

André S. Labarthe

Les retrouvailles de Jean Renoir et Michel Simon, un dialogue entre Fritz Lang et Jean-Luc Godard, Scorsese mangeant des pâtes chez ses parents… Des générations de cinéphiles ont grandi devant la série télé « Cinéastes de notre temps ». Cette collection de portraits, d’une richesse infinie, le critique André S. Labarthe l’imagine en 1964 avec Janine Bazin. Dans l’esprit des grands entretiens des Cahiers du cinéma, il réalise une quarantaine de numéros (John Ford, John Cassavetes, Nanni Moretti…) et fait appel à d’autres réalisateurs, donnant lieu à de belles rencontres : Jean Vigo par Jacques Rozier, Carl T. Dreyer par Éric Rohmer ou Hou Hsiao-hsien par Olivier Assayas. Une véritable histoire vivante du cinéma, éclairée, désinvolte et généreuse, à l’image du grand Labarthe.

Larry Cohen

Larry Cohen

Larry Cohen n’est pas que le père des Envahisseurs pour la télévision : c’est de son esprit génialement barré que naissent sur grand écran des créatures hallucinantes (l’atroce bébé mutant dans Le Monstre est vivant, ou le yaourt tueur dans The Stuff). C’est aussi lui qui écrit et produit la série des Maniac Cop de William Lustig, ou scénarise le Phone Game de Jœl Schumacher. À la croisée des genres entre horreur, film catastrophe, science-fiction et polar fantastique, il réalise des films satiriques et inventifs (Ma belle-mère est une sorcière, L’Ambulance). Et si son refus du compromis le contraint à jongler avec de maigres budgets, son travail d’artisan acharné a profondément marqué l’inconscient collectif, et influence encore toute la pop culture audiovisuelle américaine.

Georges Franju

Georges Franju

Cinéphile passionné et co-fondateur de la Cinémathèque française avec Henri Langlois, Georges Franju devient cinéaste à près de 40 ans. Un cinéaste visionnaire et inclassable. Courts métrages documentaires (Le Sang des bêtes, Les Poussières), adaptations littéraires (La Tête contre les murs, Thérèse Desqueyroux), fictions horrifiques et oniriques (Les Yeux sans visage, Judex, La Première Nuit), une œuvre entière à débusquer l’insolite dans le réel, à transfigurer le décor de la vie quotidienne en univers fantastique, à réveiller le monstre en chacun de nous. Un monde entre réalité, rêve et cauchemar, d’une effroyable poésie.

Plein les yeux 4

Plein les yeux 4

Quatrième saison pour notre très couru rendez-vous estival. L’occasion de voir et revoir, sur l’écran géant de notre grande salle Henri Langlois, une sélection de films à grand spectacle de toutes époques. On ressentira ce que permet véritablement le grand écran : l’ampleur tout autant que la profusion de détails, la plénitude enivrante et l’opulence. Grands espaces, charges de cavalerie, figuration exponentielle, créatures à la taille démesurée, catastrophes monstrueuses, espaces radicalement bizarres, les films à grand spectacle plongeront le spectateur dans une autre dimension, dans un monde tout à la fois hyperréaliste et radicalement étranger.

Et toujours

Et toujours

Séances Jeune Public (Films, ateliers, stages, visites...)
Ciné-club Jean Douchet
 (Projection d'un film, suivie d'une analyse et d'une discussion)
Parlons cinéma avec... (Une personnalité programme quelques séances pour parler des films de sa vie)
Aujourd'hui le cinéma (La jeune création cinématographique contemporaine)
Fenêtre sur les collections de la Cinémathèque française
Cinéma Bis (Programmes de films de série B ou Z)
Cinéma d'Avant-garde
Conférences du Conservatoire des techniques cinématographiques (L'histoire technique du cinéma)

 


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