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Le Charme discret de la bourgeoisie
Le Charme discret de la bourgeoisie

jeudi 31 janvier 2013, 19h30

Salle Henri Langlois

19h30 → 21h15 (102 min)

Luis Buñuel
France-Italie-Espagne / 1972 / 102 min

Avec Fernando Rey, Delphine Seyrig, Bulle Ogier, Jean-Pierre Cassel.

De malencontreux incidents empêchent à plusieurs reprises les Thévenot et les Sénéchal de dîner ensemble.

Buñuel, plus que jamais entomologiste, décrit les mœurs et les rites de la bourgeoisie française, à travers une galerie de personnages, tout aussi effrayants que drôles, pris au piège dans leur monde de pourriture dorée. Comme dans un jeu de cadavre exquis, le récit, d’abord ancré dans la réalité, bascule peu à peu du côté de l’inconscient et du songe, motif originel de l’œuvre bunuelienne.

« Buñuel s’est toujours appuyé sur le rêve. Surtout, je crois, dans Le Charme discret de la bourgeoisie où le rêve n’avait pas peur de dire son nom et d’en rire. Toute la séquence dans la rue vide, la rencontre de l’ami mort, puis de la mère, Buñuel l’avait vraiment rêvée. À dire vrai, il adore le rêve. Il reprend volontiers à son compte ce que disait André Breton de quelqu’un : » C’est un salaud. Il ne rêve jamais.« Il souhaiterait qu’on le laissât rêver longtemps. Quant à ses cauchemars, il avoue les trouver “délicieux”. (Jean-Claude Carrière)