La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Rareté, typique de ces films à petits budgets produits à la chaine et révélant, pour certains, de véritables et singulières qualités cinématographiques, The Mad Monster (1942) est signé du stakhanoviste Sam Newfield – l'homme aux 300 films, auteur d'un mémorable western dont tous les rôles étaient tenus par des nains, Terror in Tiny Town. La série B flirte ici avec la série Z. Le film ne témoigne pas d'une originalité spectaculaire en racontant, dans des conditions de réalisation que l'on devine particulièrement modestes, une énième histoire de savant fou et de loup-garou. The Mad Monster mixe en effet deux mythologies du fantastique en imaginant un scientifique pratiquant des expériences sur un jardinier simple d'esprit qui se transforme ainsi régulièrement en monstre sanguinaire. Les thèmes du défi frankensteinien (« I discovered the source of life ! ») et de la monstruosité ne font guère l'objet d'un traitement original. Le savant est interprété par George Zucco, spécialiste de ce genre de rôle, et que Jean-Marie Sabatier décrivit justement, dans son indispensable Les classiques du cinéma fantastique : « Zucco fut le savant fou bonasse mais dont la grassouillette apparence de père de famille rangé n'altérait en rien l'ardeur à imaginer le plus compliqué des forfaits pour le plus saugrenu des résultats. »
Jean-François Rauger