La Rançon de la peur

dimanche 12 avril 2026, 14h30

Salle Henri Langlois

14h30 17h10 (160 min)

La Rançon de la peur Milano odia: La Polizia non può sparare
Umberto Lenzi
Italie / 1974 / 98 min / 35mm / VOSTF

Avec Tomás Milián, Henry Silva, Anita Strindberg.

Considéré comme le plus violent des poliziotteschi, La Rançon de la peur met en scène Tomás Milián dans le rôle d'un marginal qui s'enfonce dans une spirale de violence toujours plus sadique. Dépourvu d'honneur, Giulio Sacchi est l'incarnation du monstre « almost human » (pour reprendre le titre anglais) qui tue, torture, viole, dans un tableau nihiliste de l'Italie des années 70.


Dialogue avec Nicolas Pariser
Animé par Jean-François Rauger
60 min

Le travail des producteurs de cinéma a le plus souvent consisté à anticiper ce qu'un public avait envie de voir en un lieu et à une époque donnée. Il semble que le cas de La Rançon de la peur est un peu différent. La démarche des producteurs, du metteur en scène et peut-être surtout de l'acteur principal, Tomás Milián, semble avoir été de répondre de manière assez hystérique à la question : « Comment aller beaucoup trop loin dans un film ? » Trop loin dans la violence, trop loin dans la trivialité, trop loin dans le jeu d'acteur. On peut se demander : mais comment en est-on arrivé là ? Esquissons une piste que l'on pourra développer après la projection : Rossellini a inventé avec Rome, ville ouverte un contre-cinéma américain. À partir de là, tout a été possible. — Nicolas Pariser


Nicolas Pariser est cinéaste. Il s'est d'abord fait connaître avec ses courts métrages La République (prix Jean Vigo 2010) et Agit Pop (2013). Il a réalisé trois longs métrages : Le Grand jeu (2015), Alice et le maire (2019) et Le Parfum vert (2022), ainsi que des épisodes de la série télévisée En Thérapie.

Jean-François Rauger est directeur de la programmation à la Cinémathèque française.