Le retour du procédé VistaVision. Conférence de Jean-Pierre Verscheure

vendredi 13 mars 2026, 14h00

Salle Georges Franju

14h00 15h30 (90 min)

Le retour du procédé VistaVision
Conférence de Jean-Pierre Verscheure
90 min

Avec Paul Thomas Anderson, Christopher Nolan, James Cameron ou Yórgos Lánthimos, on assiste aujourd'hui à un retour en force des techniques wide screen des années 50 : IMAX, 70 mm, 3D, VistaVision. En 1954, Paramount propose un nouveau système widescreen, le VistaVision, qui permet d'obtenir des images de haute définition. À la prise de vues, le défilement de la pellicule négative est horizontal, et on utilise d'abord une caméra Mitchell modifiée et couchée horizontalement. Puis Mitchell construit une caméra VistaVision spécialement pour la Paramount. La projection nécessite quant à elle des écrans immenses, métallisés si possible. Un projecteur Century à défilement horizontal, conçu pour quelques très rares productions, comme Strategic Air Command (1955), est utilisé de façon exceptionnelle à New York, Londres et Paris. Quant à la piste sonore, il s'agit d'un « son dimensionnel » stéréophonique lu par le procédé Perspecta Sound. Et ce sont les excellents laboratoires Technicolor qui sont en charge des couleurs. Hitchcock tourne plusieurs films en VistaVision pour la Paramount (La Main au collet, Mais qui a tué Harry ?, L'Homme qui en savait trop), et Cecil B. DeMille réalise avec ce système Les Dix Commandements (1956). L'année dernière, Une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson a sidéré le public par ses qualités technique et esthétique. — Jean-Pierre Verscheure