La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
En 1968, alors que le « western spaghetti » s'est emparé du genre en rendant désuète sa version américaine, Butch Cassidy et le Kid résonne comme une balade sauvage aux allures de relecture nostalgique. Soutenu par l'excellent scénario de William Goldman – qui recevra l'Oscar –, le long métrage prend le judicieux parti de narrer l'émergence d'un nouveau monde au sein duquel ses héros ne se reconnaissent plus. Par l'élégance de sa mise en scène – d'une introduction mélancolique à une magnifique séquence à bicyclette –, il raconte, sous son récit de hors-la-loi en cavale, l'envie de goûter à une jeunesse éternelle face à la disparition progressive de nos repères. En filmant Paul Newman et Robert Redford tels deux enfants terribles à la fois tendres et cyniques, George Roy Hill saisit la complicité, l'indéfectible amitié, mais aussi les failles qui unissent ses personnages. Sans chercher à les excuser, ni à les diaboliser, il observe, entre joyeuse ironie et noirceur romanesque, l'impact d'une société où la perspective d'un horizon meilleur s'est évanouie dans la nature.