Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Avec Richard Salter, Christine Whittlesey, Claudia Barainsky.
Invitation à un parcours d'une douzaine d'œuvres de Courbet, de Véronèse, d'Ingres, Delacroix, etc., commentées, en voix off, par les mots de Cézanne.
« Qu'on foute le feu au Louvre, si on a peur de ce qui est beau ! » Une balade dans les allées du musée, avec Paul Cézanne, fiévreux, exalté, pour guide. Julie Koltaï, tout aussi incandescente, lit des passages d'un dialogue entre le peintre et le poète Joachim Gasquet pendant que l'on redécouvre d'un œil neuf les chefs-d'œuvre de Delacroix, Ingres ou Véronèse. L'image, d'une étonnante précision (captation à 6 images/seconde) respecte l'intégrité de chaque tableau, Parfois, une infime variation de cadre évoque la poétique politique du dernier plan de L'amour existe (Pialat) : « La main de la gloire qui ordonne et dirige, elle aussi peut implorer. Un simple changement d'angle y suffit ».
L'un des films les plus légers du couple, adaptation en studio mais en son direct, d'un opéra de Schoenberg. Un panoramique sur l'orchestre, un insert sur un graffiti (« Où gît votre sourire enfoui ? »), puis un couple, chacun avec des envies d'ailleurs, dans un magnifique noir et blanc. Et une enfant, avec cette question qui pourrait embrasser tout le cinéma des Straub : « c'est quoi, un homme moderne ? »