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La Tête d'un homme
La Tête d'un homme

dimanche 21 mars 2010, 19h00

Salle Henri Langlois

19h00 → 20h40 (100 min)

Julien Duvivier
France / 1932 / 100 min
D'après le roman La Tête d'un homme de Georges Simenon.

Avec Harry Baur, Valery Inkijinoff, Gina Manès.

Un homme commet un crime parfait en assassinant une vieille rentière et en laissant accuser du meurtre un simple d'esprit.

Une présentation de TF1 Studio. Version intégrale inédite. Restauration 4K à partir du négatif image nitrate, d'un marron sonore nitrate et d'un négatif son français nitrate, avec le soutien du CNC. Travaux numériques et photochimiques réalisés par le laboratoire Hiventy en 2020.


Julien Duvivier installe une intrigue policière et psychologique dans le Paris des années trente : une vieille femme est assassinée, Maigret est chargé de l'enquête et un simple d'esprit est arrêté. Mais le commissaire doute immédiatement de sa culpabilité et poursuit ses investigations contre l'avis de ses supérieurs. Jean Tarride, puis Jean Renoir, ont déjà adapté à l'écran deux romans de Georges Simenon, dont l'auteur n'est pas satisfait. Il décide alors de réaliser lui-même La Tête d'un homme, mais le projet tombe à l'eau. Julien Duvivier reprend le film et modifie la chronologie du scénario qui, à l'inverse du roman, s'ouvre sur le crime et nous dévoile le coupable. Il ne s'agit alors plus de découvrir l'auteur, mais plutôt son mobile. C'est Harry Baur qui prête au commissaire sa carrure et sa bonhomie, et Valéry Inkijinoff, acteur d'origine russe peu connu à l'époque, qui interprète très justement Radek, un meurtrier déséquilibré à la personnalité tragique. Dans ses carnets de notes, conservés à La Cinémathèque française, Henri Langlois évoque à deux reprises La Tête d'un homme. À la sortie du film, il reproche à Duvivier d'essayer de « peindre l'humanité d'une façon objective ». Quelques années plus tard, il revient sur ses mots pour reconnaître les qualités esthétiques et dramatiques du film : il admire chez le réalisateur « sa science artisanale, son contact avec l'auteur, qui lui permettait, dans le réalisme, d'en obtenir le meilleur ».

Mégane Meister