La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Blastfighter devait être à l'origine une production de science-fiction post-apocalyptique réalisée par Lucio Fulci. Le titre qui avait déjà été annoncé, sera recyclé pour ce survival signé Lamberto Bava (signé en fait John Old Jr afin de passer pour un produit anglo-saxon et de rendre hommage à Mario Bava, le père du cinéaste qui avait signé certains films John Old.) Devenu Blastfighter, l'exécuteur en France, le film spécule sur le succès récent de Rambo. L'Américain Michael Sopkiw (éphémère jeune premier américain du bis italien, déjà vu, l'année précédente dans 2019 après la chute de New-York de Sergio Martino) incarne un ancien policier décidé à se retirer dans les montagnes et en butte à des braconniers qui vont s'en prendre à sa fille. Armé d'un redoutable fusil expérimental, un Franchi spas 12 semi-automatique, l'homme sera contraint de pratiquer une sorte de justice sauvage en démembrant quelques méchants où en leur explosant la tête. Le tournage, dans un parc national aux États-Unis, fut particulièrement difficile en raison du froid. L'acteur qui incarnait le jeune joueur de banjo dans le Délivrance de John Boorman (autre référence du film) fait ici une brève apparition. Fleuron d'un certain cinéma-bis transalpin en bout de course (nous sommes en 1984) le film est considéré par Quentin Tarantino comme un des meilleurs films d'action jamais réalisé.
Jean-François Rauger