Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
Marécages, lagunes, pins grêles et landes. « Argelouse est réellement une extrémité de la terre ; un de ces lieux au-delà desquels il est impossible d’avancer ». En 1962, Georges Franju s’attaque à l’adaptation du roman de François Mauriac, Thérèse Desqueyroux. Une description minutieuse et implacable de la grande bourgeoisie terrienne landaise, qu’il parvient à mettre en images avec la plus grande justesse. L’atmosphère feutrée, le calme apparent, les sentiments de Thérèse étouffant aux côtés d’un mari conformiste et autoritaire. Dans ce monde figé où tout est sacrifié aux apparences, Franju sait aussi bien recréer les tensions que les instants de bonheur. Les images en noir et blanc de Matras ont une telle intensité, qu’on ne peut oublier la chasse aux oiseaux de l’amie Anne, les silences apaisés des deux femmes ou les discussions passionnées avec le jeune Azevedo. Emmanuelle Riva est magistrale. Philippe Noiret et Édith Scob font de parfaits personnages mauriaciens. La musique inquiétante de Maurice Jarre constituant l’ultime contrepoint de ce grand classique à la beauté insolite.