Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
« Au printemps 1963, Show Magazine m'a commandé un film sur les arts à New York. Je leur ai demandé pourquoi ils voulaient que je réalise ce film – ne savaient-ils pas que mes films étaient inhabituels ? "Nous voulons quelque chose d'inhabituel", m'ont-ils dit. J'ai fait ce film sur les arts. Je leur en ai montré un premier montage et ils sont ressortis très en colère. "Ce film ne parle pas de Show Magasine et des usines DuPont", m'ont-ils dit. J'ai rétorqué que ni l'un ni l'autre n'avait à voir avec les arts à New York ! La bataille a été courte. Le film a été détruit. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils ont fait avec. Cette copie de travail est la seule copie existante. » (Jonas Mekas)
« Un dimanche après-midi à New York. La nouvelle génération danse dans les rues de New York et chante "Hare, hare". Elle remplit les rues et l'air avec amour, dans le tout début du Nouvel Âge. Sur la bande sonore, Allen Ginsberg et Peter Orlovsky chantent "Hare, hare". » (Jonas Mekas)
« En filmant le même endroit en une seule journée, de l'aube au soleil couchant, on s'aperçoit que plein de choses peuvent changer, même dans un endroit aussi calme que le port de la ville de Cassis, où l'on passerait bien l'été. »
Ce programme de court-métrages rassemble des formes d'expressions diverses réalisées par Jonas Mekas entre 1963 et 2010. On y retrouve tout le génie du réalisateur, tour à tour drôle, subversif, cocasse, ironique, fondamentalement libre. On reconnaît aussi à travers cette palette étendue de son savoir faire, ce regard brillant et acéré, lumineux, qui fait que Jonas Mekas a toujours été beaucoup plus qu'un cinéaste, un amoureux de la vie et des hommes qu'il embrasse avec sa caméra, et dont ses montages chantent l'éternité