Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
Désormais installé à Londres après son expulsion d'Italie, Joseph Losey adapte, sous le nom de Victor Hanbury, un roman de Maurice Moiseiwitsch, La bête s'éveille. Malgré des conditions de tournage difficiles, il entame, grâce à ce film, une collaboration fructueuse avec Dirk Bogarde, qui deviendra l'un de ses acteurs fétiches. Souvent considéré comme la première version de The Servant, La bête s'éveille oscille entre le drame, le thriller psychologique et le polar. Traversé par l'affection de Losey pour les dialogues ambigus, il confirme l'attrait du cinéaste pour la part d'ombre de l'humain et sa volonté de céder à ses fantasmes. Dans sa manière d'instaurer une tension grandissante, Losey crée des fulgurances de mise en scène et s'amuse des invraisemblances de son récit afin d'observer le rôle parfois abusif de la psychanalyse.