La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Fascinée par la gare du Nord, Claire Simon a fait de cet endroit bouillonnant le terrain idéal pour un projet ambitieux, une plongée sensorielle qui a donné lieu à un documentaire, un webdoc, mais aussi une fiction dans laquelle s’entrecroisent les destins de quatre personnages. Un essai de sociologie romanesque, traversé d’une multitude d’êtres et d’histoires, d’esprits et de spectres. Un foisonnement documentaire qui côtoie le fantastique…
« Nicole Garcia était fascinée par la foule qu’elle voyait. Elle disait que cela lui donnait une énergie considérable. Chaque jour, je me disais : pourvu que ça dure. Mais c’est une aventurière. Elle est libre et juste. Peu d’actrices de sa notoriété auraient accepté ces conditions de tournage. Beaucoup par peur. L’émeute n’est jamais bien loin. Un train en retard peut tout faire déraper, tout comme un contrôle d’identité. Nous avons dû poser un cordon de sécurité une seule fois pour une scène où un type violente sa femme. Les gens venaient systématiquement à son secours. La gare est un endroit profondément démocratique. Elle reste l’un des derniers espaces où l’on se côtoie quelle que soit sa classe sociale. En même temps, tout le monde y disparaît en permanence. Elle ressemble à une caverne mythologique. » Claire Simon (La Croix, 4/09/2013)