Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
La survenue d'un handicap soudain, l'amitié improbable entre deux femmes que tout oppose, la reconquête de soi à l'automne de sa vie... Toutes les thématiques mises en scène par John Sayles dans Passion Fish ont en commun cette tentation du mélodrame larmoyant, inévitablement engendrée par le poids de sujets sensibles. Pourtant, le film ne s'aventure jamais sur le terrain qui lui est promis en faisant le choix payant de l'authenticité et de l'intelligence. Dans le soin apporté à ses personnages, le réalisateur cherche, avant tout, la représentation du partage et de l'échange comme dernier vecteur d'humanité. Son héroïne – une actrice de seconde zone incarnée par Mary McDonnell – a beau devenir paraplégique, elle conserve son tempérament volcanique et cynique, bientôt confronté à celui de son infirmière, une Afro-Américaine décidée à lui tenir tête. Justement nommé aux Oscars en 1993, Passion Fish brille par la finesse de ses dialogues, ses paysages lumineux et une direction d'acteurs élégante. Au cœur du bayou, John Sayles filme ces deux femmes telles deux lionnes revenues en pleine nature pour se reconnecter à elles-mêmes et s'apprivoiser.