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vendredi 15 octobre 2021, 18h00

Salle Georges Franju

18h00 → 19h35 (95 min)

Le Passage souterrain
Przejście podziemne
Krzysztof Kieślowski
Pologne / 1973 / 29 min / DCP / VOSTF

Avec Andrzej Seweryn, Teresa Budzisz-Krzyżanowska.

Un homme profite d'un voyage à Varsovie avec ses élèves pour retrouver son ancienne femme, qui tient désormais une boutique dans un passage souterrain.

Dans la pénombre d'un passage souterrain situé en plein cœur de Varsovie, un homme retrouve son ancienne épouse et renoue avec son passé. Construit autour d'une seule nuit, ce court métrage au tournage chaotique comprend déjà toutes les obsessions de Krzysztof Kieślowski sur les errements du couple. Tel un avant-goût de ses futurs longs métrages, Le Passage souterrain explore l'incommunicabilité, les faux-semblants et les non-dits dans la mélancolie d'une ambiance feutrée. Tandis que son héroïne a choisi de quitter sa vie et de changer d'environnement afin d'échapper au schéma social attendu, son ex-mari est resté figé dans ce temps révolu qu'il revisite sans cesse. Mécontent des premiers rushes, le cinéaste a décidé de tourner, à nouveau, ses séquences le dernier jour, en accordant à ses acteurs une plus grande liberté de jeu. À l'écran, le résultat sublime les notions de perception et d'illustration pour travailler subtilement l'image et l'importance des regards.


Krzysztof Kieślowski
Pologne / 1975 / 66 min / DCP / VOSTF / Copie médiocre

Avec Juliusz Machulski, Irena Lorentowicz, Włodzimierz Boruński.

Le jeune Romek est engagé comme tailleur dans l'atelier de costumes de l'Opéra. Mais ses idéaux artistiques et humains se trouvent rapidement confrontés à une réalité faite de rivalités et de coups bas.

Premier long métrage de Krzysztof Kieślowski, Le Personnel revient sur sa propre expérience comme décorateur de théâtre au début de sa carrière. Salué par le Grand Prix du Festival international de Mannheim-Heidelberg en 1975, le film met en scène le troublant paradoxe entre son image du métier et sa soudaine confrontation à la réalité des choses. Véritable remise en question d'un milieu autocentré, cette observation du quotidien artistique analyse la lente décadence d'une passion et l'effondrement des espoirs devant la noirceur des faits. Du narcissisme outrancier des artistes aux inévitables conflits de classes, le cinéaste s'égare dans les couloirs de l'Opéra tandis que ses rêves de jeunesse s'évaporent progressivement. À huis clos, il réinvente la perte de ses illusions face aux bassesses humaines et à la négation du travail effectué par les petites mains de l'ombre.