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Le Décalogue 7 : Tu ne voleras pas
Le Décalogue 7 : Tu ne voleras pas

mercredi 13 octobre 2021, 22h00

Salle Henri Langlois

22h00 → 23h50 (110 min)

Krzysztof Kieślowski
Pologne / 1989 / 55 min / DCP / VOSTF

Avec Anna Polony, Maja Barełkowska, Władysław Kowalski, Bogusław Linda.

La petite Ania est élevée avec sa sœur aînée Majka par Ewa, une femme qu'elle croit être sa mère. La fillette fait de nombreux cauchemars, et ignore que sa mère est en réalité Majka.

Toujours évoquée comme un fil rouge au cœur de ce Décalogue, la relation parent/enfant est désormais abordée sous l'angle maternel. Si le titre de cette septième partie semble s'intéresser à la notion de propriété, il dissimule, de façon surprenante, l'inaltérable affection entre une mère et sa fille. Dans une correspondance avec le premier volet, le film scrute la place de l'enfant, mais aussi sa valeur au sein de la famille et de la société. Krzysztof Kieślowski veut mettre en lumière l'intelligence des plus jeunes, leur facilité à ressentir la frontière poreuse des rapports humains. Tandis que les liens du sang ressurgissent inévitablement face à ceux du cœur, le cinéaste examine avec subtilité la manière dont le regard des autres peut à lui seul soumettre une femme à des normes sociales obsolètes.


Krzysztof Kieślowski
Pologne / 1989 / 55 min / DCP / VOSTF

Avec Maria Kościałkowska, Teresa Marczewska, Artur Barciś.

Zofia, professeur d'éthique à l'université de Varsovie, vit dans le remords depuis des années : pendant la guerre, elle a refusé de devenir la marraine d'une petite fille juive, pour ne pas attirer l'attention sur le réseau de résistants auquel elle appartenait.

Chez Krzysztof Kieślowski, rien n'est tout à fait anodin, ni complètement banal si l'on en croit la puissance d'une œuvre passionnante sur les désordres de l'humain. Tandis que la rencontre de ces deux femmes – une écrivaine et sa traductrice – pourrait avoir l'air d'une simple coïncidence, elle représente, au contraire, une pièce maîtresse posée sur un échiquier à la redoutable intelligence. Derrière l'insignifiant, le cinéaste extirpe un film poignant sur les regrets et les remords, où l'intime côtoie la Grande Histoire. À la recherche d'une vérité perdue, il laisse les apparences s'évanouir pour révéler des desseins plus troubles. En racontant la vie de ceux qui restent, Tu ne mentiras pas évoque le destin d'un pays et celui d'habitants meurtris au point de ne plus pouvoir vivre leur présent sereinement. En filigrane, la cruauté des choix et l'obligation de composer avec eux parlent de ces erreurs latentes, enfin comprises lorsqu'elles deviennent observables depuis un futur lointain.