La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Ce qui suivra tendra à désigner Wolf Creek comme un nouvel avatar de l’horreur rustique, une variation lointaine sur Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper, La colline a des yeux de Wes Craven, voire Délivrance de John Boorman. Comment des citadins deviennent la proie d’une nature chaotique et de l’humanité dégénérée qui y survit.
Ce qui augmente le sentiment de peur, c’est ici un surcroît de réalisme. Non pas celui de la violence gore qui se délecte de la déchirure des chairs et des mutilations sanglantes (encore que l’on y trouve aussi cette exigence), mais celui qui vise à donner une relative densité aux personnages et aux lieux. Le décor et l’ambiance, le désert australien, l’obscurité et la solitude ne sont plus des conventions mais prennent ici une épaisseur authentique, une densité indiscutable. (Jean-François Rauger)