La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Souvent présentée comme l'une des grandes meurtrières en série de l'Histoire, la comtesse hongroise Erzsébet Báthory conserve, des siècles après sa disparition, un potentiel de fascination intact. Était-elle ce monstre sanguinaire avide d'un élixir de jouvence inédit ou bien simplement le fruit d'une éducation rigoriste auquel nulle pitié n'avait été enseignée ? Pour cette première – et, à ce jour, unique – plongée dans le drame historique, Julie Delpy fait le choix d'un portrait romanesque à la noirceur déroutante, qui rompt avec l'atmosphère décalée de ses précédentes réalisations. En filmant un personnage que tout accable, elle raconte en creux l'enfance bafouée, le manque d'amour mais aussi l'inévitable cataclysme lorsqu'il survient dans une vie. La réalisatrice veut comprendre les motivations de son héroïne, ses craintes et ses désirs, à une époque où l'obsession du paraître n'est qu'un nouveau refus du déclin, de l'oubli et de la mort. Dans cette soif de jeunesse illusoire, la comtesse parvient à susciter de la compassion à son égard tout en préservant un regard lucide sur la cruauté de ses actes. Parfaite dans le rôle-titre, Julie Delpy compose une audacieuse peinture de femme moderne, désespérée à l'idée de voir sa beauté se faner face à une pression sociale qui l'isole progressivement du monde.