La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
« Du malheur ou de la misère, on peut toujours en revenir, comme mon héroïne Hélène ou son beau-fils Bernard. Le tout est de pouvoir être de retour chez soi, au moment où nous devons prendre en charge notre destin dans sa totalité ou dans ses manques. J'ai appris cette leçon des camps. Si nous sommes des êtres de passage, des sortes de squatters du sentiment ou de la rêverie, des témoins introuvables, des errants sans le savoir, si nous n'arrivons plus à suivre dans l'exiguïté d'une journée tous ses moments, si nous oublions d'exister à cause de notre hâte, de notre fatigue, à cause d'un ancien drame, si nous avons connu l'usure d'un costume, d'une sensibilité, nous sommes malgré tout dans l'espérance de nous-mêmes ; nous arrivons à faire, pour reprendre l'expression de Char, que "nos mains de défaite et de progrès soient également nécessaires". Nous sommes toujours inespérés. » (Jean Cayrol)
« Je crois que Muriel a dix sujets, dix, vingt sujets. On y trouve même des sujets auxquels Resnais ni même Cayrol n'ont pensé. C'est la force d'un grand film. Mais plus vous le voyez, plus ça se simplifie. J'ai vu deux fois Muriel. La première fois, j'ai eu l'impression d'une chose absolument neuve. Mais à la deuxième vision, ça devenait une œuvre classique, parfaite, claire, sans problème. Et c'est pourquoi j'ai l'impression que cela va être un grand succès auprès du vrai public. Le vrai public, pour moi, c'est évidemment celui des salles de quartiers. » (Henri Langlois)