La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Film restauré par le CNC
Transposition à l’écran des caricatures d’Albert Dubout en une série de saynètes enchaînées, qui présentent chacune des personnages plus excentriques les uns que les autres. Illustrateur prolifique, versé notamment dans le dessin humoristique et satirique, Dubout signe lui-même le scénario, adaptant l’un de ses ouvrages paru pendant la guerre. Le résultat, véritable délire visuel aux accents toniques burlesques, constitue une curiosité dans le paysage cinématographique de ce début des années 50, mais restitue fidèlement son univers : petits bonshommes, grosses bonnes femmes, des personnages grossiers, presque difformes. Les décors, avec leur côté artisanal, participent de ce même esprit absurde. On retrouve aussi le goût du dessinateur pour les mouvements de foule, et les acteurs, grimés, visages peinturlurés, faciès clownesques, prennent des airs de Muet époque Chaplin. Au milieu de la galerie de personnages, dont on retiendra la fantastique Annette Poivre, Louis de Funès campe un doux professeur de musique, affublé pour l’occasion de lunettes et d’une longue barbe. Si à sa sortie le film est un échec commercial, il peut aujourd’hui se regarder comme le témoin indirect de son époque, reflet de la capacité malicieuse de Dubout à capter l’air du temps.