Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Avec Louis de Funès, Noëlle Adam.
En tentant de se suicider, Pierre, compositeur et pianiste sans succès, sauve de la noyade une jeune chanteuse désespérée. Informée de leurs mésaventures, la presse les élève au rang de vedettes.
Libre adaptation de Jules Verne et de ses Tribulations d’un Chinois en Chine : quand le candidat au suicide, qui a changé d’avis, est poursuivi par les tueurs qu’il a lui-même engagés, les situations les plus rocambolesques s’enchaînent dans une comédie gentiment populaire. De la légèreté, des gags, et une séquence au piano qui rappelle que De Funès fut d’abord un très bon pianiste de jazz, se produisant dans des bars pour gagner sa vie, avant d’embrasser plus amplement sa carrière de comédien. Il tient ici pour la première fois le rôle principal, cabotine déjà, teste ses mimiques, papillonne des yeux, se frotte les mains. Autour de lui et de la jeune première Noëlle Adam s’épanouit une ribambelle de seconds rôles, parmi lesquels l’attachant Pierre Tornade, Moustache, ou une certaine Nadine Tellier, future baronne de Rothschild. Le cabaret s’appelle La Belle vie, Louis de Funès a des cheveux, et le film obtiendra un étrange prix, celui du « record du monde de rire » de l’année 1957…