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jeudi 5 mars 2020, 18h00

Ecoles Cinéma Club Hors les murs

18h00 → 19h40 (98 min)

Les Recrues
La Commare secca
Bernardo Bertolucci
Italie / 1961 / 98 min / DCP / VOSTF

Avec Francesco Ruiu, Gabriella Giorgelli.

Au petit matin, une prostituée romaine est retrouvée morte. La police interroge cinq suspects pour reconstituer ce drame de la nuit.

Restauré en 2019 par le Centro Sperimentale di Cinematografia- Cineteca Nazionale à partir des négatifs originaux fournis par RTI-Mediaset en collaboration avec Infinity. Travaux de laboratoire réalisés à Cinema Communications Services Rome. Restauration de la bande-son par Federico Savina.


Jeune poète, assistant réalisateur d'Accattone, Bernardo Bertolucci réalise son premier film à 21 ans. Une anomalie et une prouesse qui résultent de trois volontés conjointes : Pasolini, auteur du sujet de La Commare secca, qui propose son ami comme coscénariste. Le producteur Antonio Cervi, qui croit à cette histoire de « ragazzi ». Et Bertolucci lui-même : « Je me suis retrouvé vivant la concrétisation de mon rêve de toujours, être metteur en scène. » À cela s'ajoute un esprit du temps, né de la Nouvelle Vague française, qui privilégie la jeunesse pour que, de l'inexpérience, jaillisse de l'inédit. Ici, c'est une sensibilité à des lieux : la « zone » autour de Rome, les bords du Tibre, le parc Paolino, le Colisée des touristes, autant de terrains vagues, de rives boueuses, d'endroits désolés, de ruines du temps. Sensibilité à un « milieu », celui de la marge, que la forme du récit approche par cercles successifs et dépressifs, toute une tristesse à peine trouée par quelques plans volés dans les rues animées de la ville. Sensibilité à des visages, des corps errants à force de désœuvrement, poussés poussés en vérité par des désirs inassouvis et la faim au ventre. Sensibilité à un climat : le vent, le jour gris, la nuit noire, ou une pluie soudaine qui rime avec chaque épisode de l'histoire : « Le jour avant de commencer les prises de vues, confie Bertolucci, j'ai écrit une poésie : ce devait être la dernière, car depuis je n'ai plus pu écrire en vers. La Commare secca a représenté le passage d'une langue à l'autre. »

Bernard Benoliel


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