Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
Le film présenté ce soir se situe dans la mouvance d'un certain cinéma britannique bien décidé à exploiter commercialement et jusqu'au bout des mythologies remises au goût du jour dix ans plus tôt. Christopher Lee y reprend son rôle fétiche. Les Cicatrices de Dracula est réalisé en 1970 par Roy Ward Baker. Faut-il porter au crédit du réalisateur, en plus de son scénariste Anthony Hinds (qui signe John Elder), le caractère outrageusement sadique et déviant du film ? Sur un scenario conforme aux conventions du genre, s'ajoutent des touches morbides et sadiques. Dracula fouette son serviteur jusqu'au sang, une chauve-souris dévore le visages d'un prêtre, un village entier est massacré par d'hargneux vampires ailés. Cette surenchère un peu perverse n'étonnera que ceux qui ignorent la filmographie de Roy Ward Baker, cinéaste de l'indéfini et de la transgression sexuelle, avec des titres comme Le Cavalier noir (1961), Vampire Lovers (1970) ou bien Dr. Jekyll and Sister Hyde (1971). Le film sera le dernier de la série des Dracula de la Hammer, avec Lee en vedette, à se situer à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe. Le public, lassé, se tourne vers une horreur plus contemporaine. Le prince des vampires reviendra donc, à deux reprises, dans l'Angleterre des années 1970. Avec Dracula 73 et Dracula vit toujours à Londres.
Jean-François Rauger