Réouverture des salles le 2 janvier 2026, à l’issue d’un mois de traitement intensif et rigoureux des espaces, comprenant un traitement approfondi des fauteuils et des moquettes, ainsi que des contrôles canins renforcés. L’efficacité de ces mesures permet de garantir des conditions d’accueil optimales, avec des salles certifiées exemptes de punaises de lit.
Numérisation 2020 d'après copie d'époque confiée par le réalisateur.
En 1968, à 27 ans, Roger Andrieux, qui vient du théâtre, part faire des études de réalisation à UCLA, dans le département dirigé par Colin Young, un ami de Jean Rouch. Les États-Unis sont en pleine ébullition sociale, ce qui se traduit, en particulier à Los Angeles, par des heurts entre la police et le mouvement des Black Panthers, né deux ans auparavant. Ce mouvement de libération des Noirs fascine de nombreux cinéastes. Au même moment se croisent Agnès Varda, qui filme son documentaire Black Panthers, mais aussi les étudiants français de UCLA. Parmi eux, Yolande du Luart, qui consacre son projet de fin d’année à Angela Davis, son enseignante (Angela Davis, portrait d’une révolutionnaire) et sur lequel Roger Andrieux sera caméraman, ou encore Jean-Marie Bénard qui réalise Akbar in Cineland.
Là où Agnès Varda garde une certaine distance, filme ce qui l’étonne, les coiffures, les impressionnantes parades armées des militants, Roger Andrieux, lui, préfère la plongée directe. Il dédie son film à deux étudiants assassinés sur le campus de UCLA en 1969, donne la parole à un jeune adolescent militant, insiste sur les œuvres sociales du mouvement, les discussions. Pendant ses sept années passées aux États-Unis, il collabore avec François Reichenbach, venu tourner Medecine Ball Caravan. Il réalise également Mister Brown, une fiction retraçant l’échec d’un boulanger noir dans un quartier blanc, et qui, tout comme Around South Central, sortira en France en 1975.
Wafa Ghermani