La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Le tournage, en raison de l’éloignement et de la topographie, fut chaotique. Des morceaux de pellicule furent perdus. Deux ans avant Lawrence d’Arabie et ses dunes de sable, Les Dents du Diable oppose déjà Anthony Quinn et Peter O’Toole dans les décors majestueux du Grand Nord. Nicholas Ray, inspiré par Rousseau et son mythe du bon sauvage, se penche sur le choc des civilisations, l’influence néfaste de la culture occidentale sur les populations dites primitives, l’acculturation impossible et la brutalité souvent gratuite qui découle de cette confrontation. Il joue avec la poésie des paysages polaires, travaille les sons et les silences. Quinn joue l’Inuit avec brio – il inspirera même une chanson à Bob Dylan, Quinn the Eskimo – et, après la jungle de La Forêt interdite, Nicholas Ray montre une nouvelle fois qu’il est un excellent faiseur dans le genre documentaire de fiction.