Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Avec Jean-Pierre Kalfon, Bulle Ogier, Valérie Lagrange.
Femme de consul, Viviane trompe son ennui en participant à une expédition en Nouvelle-Guinée. Elle s'éprend du leader du groupe, dont l'objectif est d'atteindre une mystérieuse vallée où nul n'ose s'aventurer.
Rencontre animée par Bernard Payen.
« La Vallée, c'est Shangri-La, le paradis sur terre. C'est une rêverie, dont les éléments sont réels. Le cinéma les fait exister. C'est cela la force du cinéma : son pouvoir de réalité. » (Barbet Schroeder)
« Une des scènes les plus marquantes du film est celle de la cérémonie à laquelle nous participons avec les Papous. Ils nous avaient enduit le corps d'huile, avant de le saupoudrer de cendre et de nous poser des coiffes en plumes d'oiseaux de paradis. Ainsi, aidés par le bronzage, nous avions la même couleur qu'eux. » (Jean-Pierre Kalfon, Tout va bien M'man ! Souvenirs, 2018)
Rencontre suivie d'une signature à la librairie de la Cinémathèque, où Jean-Pierre Kalfon dédicacera ses mémoires : Tout va bien M'man. Souvenirs, Éditions de l'Archipel, 2018.
Bernard Payen est responsable de programmation à la Cinémathèque française.
Une jeune femme désœuvrée (Bulle Ogier, pour la première fois devant la caméra de Schroeder) suit une bande d'aventuriers utopistes dans la jungle de Nouvelle-Guinée. À nouveau mis en musique par Pink Floyd, La Vallée est une expérience fascinante qui évoque aussi bien les récits ethnographiques de Jean Rouch que les aventures extrêmes de Werner Herzog.
La photo de Nestor Almendros, la musique de Pink Floyd, la délicatesse de Bulle Ogier alliée à la fougue de Jean-Pierre Kalfon, un tournage en Papouasie sous LSD ou autres substances locales pour certains, la jungle folle et ses autochtones... La Vallée raconte la quête d'un paradis perdu. Quête initiatique, spirituelle, très loin du mythe rousseauiste du bon sauvage. Barbet Schroeder met en images éclatantes un éblouissant récit de voyage, une aventure en forme de parabole du rêve hippie, qui s'engage dans le contemplatif, « obscured by clouds ».