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samedi 12 octobre 2019, 14h30

Salle Henri Langlois

14h30 → 16h05 (94 min)
Séance suivie de la signature du catalogue de l'exposition "Vampires, de Dracula à Buffy" par ses auteurs

À l'issue de la projection, les auteurs (Matthieu Orléan, Florence Tissot, Diane Arnaud, Arnaud Esquerre, Stéphane du Mesnildot, Dominique Païni et Olivier Assayas) signeront le catalogue de l'exposition « Vampires » à la librairie de la Cinémathèque.


La Comtesse
The Countess
Julie Delpy
Allemagne-France / 2008 / 94 min / 35 mm / VOSTF

Avec Julie Delpy, Daniel Brühl, William Hurt.

À la mort de son mari, la comtesse Erzsébet Báthory se retrouve à la tête d'une immense fortune. Elle tombe éperdument amoureuse d'un jeune homme, mais quand il l'abandonne, elle sombre dans la folie et se persuade que le sang de jeunes vierges lui rendra jeunesse et beauté.

Souvent présentée comme l'une des grandes meurtrières en série de l'Histoire, la comtesse hongroise Erzsébet Báthory conserve, des siècles après sa disparition, un potentiel de fascination intact. Était-elle ce monstre sanguinaire avide d'un élixir de jouvence inédit ou bien simplement le fruit d'une éducation rigoriste auquel nulle pitié n'avait été enseignée ? Pour cette première – et, à ce jour, unique – plongée dans le drame historique, Julie Delpy fait le choix d'un portrait romanesque à la noirceur déroutante, qui rompt avec l'atmosphère décalée de ses précédentes réalisations. En filmant un personnage que tout accable, elle raconte en creux l'enfance bafouée, le manque d'amour mais aussi l'inévitable cataclysme lorsqu'il survient dans une vie. La réalisatrice veut comprendre les motivations de son héroïne, ses craintes et ses désirs, à une époque où l'obsession du paraître n'est qu'un nouveau refus du déclin, de l'oubli et de la mort. Dans cette soif de jeunesse illusoire, la comtesse parvient à susciter de la compassion à son égard tout en préservant un regard lucide sur la cruauté de ses actes. Parfaite dans le rôle-titre, Julie Delpy compose une audacieuse peinture de femme moderne, désespérée à l'idée de voir sa beauté se faner face à une pression sociale qui l'isole progressivement du monde.