Paris est toujours Paris

samedi 16 mars 2019, 15h45

La Filmothèque du Quartier latin Hors les murs

15h45 17h20 (95 min)

Paris est toujours Paris Parigi è sempre Parigi
Luciano Emmer
Italie-France / 1950 / 95 min / DCP

Avec Aldo Fabrizi, Henri Guisol, Ave Ninchi.

Les destins croisés d’un groupe de touristes italiens venu passer une journée à Paris pour assister à un match de football France-Italie.

Restauration 4K par la Société Cinématographique Lyre à partir des négatifs nitrate, avec la collaboration des laboratoires Daems, Diapason et Hiventy, grâce au généreux soutien du CNC, de Lobster Film, et de 119 contributeurs sur la plateforme Celluloid Angels.
Ressortie en salles par Théâtre du Temple à l’été 2019.


Réemployant la structure du film choral, si chère à Sergio Amidei, déjà au cœur de Dimanche d’août, Luciano Emmer poursuit avec Paris est toujours Paris sa chronique du peuple italien. S’il n’est plus question ici d’une journée passée sur la plage d’Ostie, mais d’un week-end à Paris, les sentiments et les caractères restent les mêmes pour ces personnages en quête de plaisir.
Sur un rythme enlevé, Emmer dépeint avec tendresse les amours, parfois fugitives et infidèles, qui naissent à chaque coin de rue de ce Paris de carte postale. Rarement la capitale aura aussi bien mérité son statut de ville la plus romantique du monde. Pour peu que l’on ne soit pas obnubilé par le match de foot, son charme envoûtant agit de plus en plus intensément, à mesure que l’on s’éloigne des monuments touristiques pour pénétrer dans les cabarets où se produit certains soirs Yves Montand. Une image d’Épinal qui ne pouvait d’ailleurs augurer que de beaux jours pour les coproductions franco-italiennes.
Tantôt heureuse, tantôt contrariée, chacune de ces histoires renforce notre attachement pour ce groupe de touristes dont le français balbutiant prête à de nombreux quiproquos. De l’idylle de vacances à l’aventure d’un soir, il existe au final mille manières de vivre ce sentiment amoureux pourtant commun à tous. Et si la plupart de ces rencontres n’auront pas de lendemain, qu’importe, le souvenir de ce voyage à Paris restera, quant à lui, toujours intact.

Nicolas Métayer