La Dolce vita

mercredi 3 avril 2019, 20h00

Salle Henri Langlois

20h00 22h55 (172 min)

Federico Fellini
Italie-France / 1960 / 172 min / DCP / VOSTF

Avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée.

Les déambulations nocturnes d'un journaliste de la Rome mondaine et décadente. Fellini quitte les sentiers du néoréalisme pour livrer une œuvre sulfureuse, semée de rêves et de cauchemars. La sensualité d'Anita Ekberg et le charme désinvolte de Mastroianni font des ravages au Festival de Cannes, tandis que le film est attaqué par les démocrates chrétiens et le Vatican. Palme d'or.

Avec La Dolce vita, Fellini quitte définitivement les sentiers du néoréalisme. Le récit du film n'est plus linéaire mais construit sous forme de séquences autonomes. Le réel devient un réel fantasmé où Rome se transforme en scène de spectacle. La via Veneto, reconstituée en studio à Cinecittà, est le théâtre d'une agitation constante, où paparazzi et chroniqueurs mondains courent après le scoop. Fellini livre une œuvre sulfureuse qui provoque un énorme scandale à sa sortie. Film pour lequel le cinéaste trouve en Marcello Mastroianni son double évident, La Dolce vita, c'est aussi l'image la plus célèbre du cinéma italien : la baignade d'Anita Ekberg dans la fontaine de Trevi. Tous les ingrédients réunis pour une Palme d'or à Cannes et la consécration d'un maestro.

La Dolce Vita est le premier film tourné en Scope par Federico Fellini. Le procédé Totalscope fièrement annoncé sur la publicité de l'époque est un dérivé italien du système français Totalvision. Mis au point et développé par Georges Bonnerot, ancien collaborateur d'Henry Chrétien, le procédé Totalvision améliorait considérablement les défauts de compression anamorphique latérale des optiques Baush & Lomb, offrant au réalisateur un confort accru de l'utilisation de l'espace scénique.