Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Un peu partout en France, Agnès a rencontré des glaneurs et glaneuses, récupérateurs, ramasseurs et trouvailleurs. Par nécessité, hasard ou choix, ils sont en contact avec les restes des autres. Leur univers est surprenant.
« Sur ce sujet, plus que sur aucun autre, le hasard est un impeccable premier assistant. Quelle chance d'être tombée, lorsque je commençais le premier tournage, sur une patate en forme de cœur. C'est tellement symbolique : le déchet qui a la forme de l'amour ! Du coup, maintenant, on m'en envoie des quantités. Je laisse ces patates pourrir doucement. J'ai même reçu la photo d'une carotte en forme de cœur. » (Agnès Varda)
Rencontre animée par Frédéric Bonnaud.
Aux quatre coins de la France, la rencontre d'Agnès Varda avec des adeptes du glanage et du grappillage. Filmé en DV, Les Glaneurs et la Glaneuse passe au crible une société du gaspillage, qui oblige des laissés-pour-compte à lutter pour leur survie. Tout en définissant son cinéma – entre flânerie et orchestration rigoureuse –, ce « road-documentary », comme le surnomme Varda, égrène un ensemble de portraits d'invisibles enfin mis en lumière. Dans un mélange d'impertinence et de radicalité, Varda se caractérise comme une glaneuse de plans, observant le temps qui passe.