En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

samedi 31 mars 2018, 15h00

Salle Georges Franju

15h00 → 18h30 (208 min)

Invasion
Invasión
Hugo Santiago
Argentine / 1969 / 128 min

Avec Lautaro Murúa, Olga Zubarry, Juan Carlos Paz.

Aquilea subit un siège infini. Seule une poignée d'hommes défend la ville, mais leur forces s'amenuisent peu à peu.

Chef-d'œuvre inaugural du cinéma d'Hugo Santiago.

« Le film se présente comme un espace où s’affrontent plusieurs conceptions du cinéma qui devraient théoriquement s’exclure : Walsh et Bresson, par exemple. Loin de s’annuler, leur rencontre produit un objet cinématographique sévère, complexe, intelligent, aussi irrécupérable par l’allégorie que par la chronique, et qui s’offre le luxe d’atteindre une forme close de perfection pour la briser dans ses derniers instants. » (Edgardo Cozarinski, 1979)

« Deux expériences de caractère analogue, éloignées dans le temps, se rejoignent maintenant dans ma mémoire. La plus ancienne m’accompagne depuis 1923 ; je veux parler du soir où je tins entre mes mains le premier exemplaire de mon premier livre. L’autre, la plus récente, est celle de l’émotion que j’ai éprouvée à voir sur l’écran le film Invasion. Un livre imprimé ne diffère guère d’un manuscrit ; un film, c’est la projection visible, détaillée, écoutée, enrichie et magique, de quelque chose de rêvé, à peine entrevu. Puisque je suis l’un des auteurs, je ne dois point me permettre d’en faire l’éloge. Je tiens pourtant à consigner ici qu’Invasion est un film qui ne ressemble à aucun autre et pourrait bien être le premier exemple d’un nouveau genre fantastique. » (Jorge Luis Borges, 1969)


80 min

« En 1969, a fait son apparition la Quinzaine de "cinéma en liberté" créée par la Société des réalisateurs de films et qui représente dans l'esprit de ses promoteurs une "amorce" de ce que devraient être les festivals de demain. On ne saurait nier le succès de l'entreprise. Non seulement les cinq séances quotidiennes gratuites de ce "cinéma en liberté" furent, dans leur ensemble, assidûment suivies, mais nous valurent l'occasion de découvrir quelques films qui n'auraient pas été déplacés dans la sélection officielle. Parmi ces films, je citerai Invasion de l'Argentin Hugo Santiago (sur un scénario de Jorge Luis Borges) où l'on retrouve l'univers du grand écrivain. Il y en avait sans doute d'autres, mais je ne les ai pas vus. On ne pouvait pas tout voir ! » (Jean de Baroncelli, Le Monde, 24 mai 1969)

Rencontre avec Édouard Waintrop, Bruno Icher et Pierre-Henri Deleau, animée par Frédéric Bonnaud.

La table ronde serasuivie de la signature par Bruno Icher, à la librairie de La Cinémathèque, de son livre La Quinzaine des réalisateurs : les jeunes années, 1967-1975 (éd. Riveneuve, 2018).


Pierre-Henri Deleau est délégué général du Festival international du film d'histoire de Pessac. Il a fondé le FIPA (Festival international des programmes audiovisuels), qu'il a dirigé de 1987 à 2009. Entre 1969 et 1998, il a été le délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Il a été assistant réalisateur (Pierre Kast, Jacques Doniol-Valcroze) et producteur (Claude Miller, Hugo Santiago).

Bruno Icher a été rédacteur en chef au service culture de Libération. Il est membre du comité de sélection des films à la Quinzaine des réalisateurs et publie Quinzaine des réalisateurs : les jeunes années, 1967-1975 (éditions Riveneuve, 2018).

Édouard Waintrop a été critique et journaliste (Libération). Depuis 2011, il est délégué général de la Quinzaine des réalisateurs.

Frédéric Bonnaud est directeur général de la Cinémathèque française.