La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Restauré en 4K par Cohen Film Collection au laboratoire Cineric, à partir du négatif caméra original 35 mm conservé au George Eastman Museum.
Le roman d'E. M. Forster, Howards End, paraît en 1910. Son adaptation cinématographique sort en 1992 et reçoit le prix du 45e anniversaire du Festival de Cannes. Après celles de Chambre avec vue (1986) et de Maurice (1987, récompensé à la Mostra de Venise), le trio réalisateur, scénariste et producteur, J. Ivory, R. Jhabvala et I. Merchant, récidive avec cette nouvelle adaptation de l'écrivain britannique. Le trio, depuis ses débuts, pose les questions de la filiation, de l'héritage et de la transmission (The Householder, 1963). Idem dans Howards End : l'héritage, la question de l'appartenance, celle des traditions constamment remises en jeu... Ainsi les Wilcox risquent-ils de perdre leur propriété au profit des Schlegel (puisque Ruth Wilcox veut léguer sa maison à l'une des deux sœurs) pour qui « Howards End » représente l'entrée dans un nouvel espace, à l'écart de la ville cosmopolite, un lieu qui échappe au temps. La caméra, entraînante, suggère une attention à chaque détail. Dans son article « Le collectionneur » (Cahiers du cinéma n° 455/456), Marie-Anne Guérin note justement : « La manière dont Ivory filme les objets, les choses, des champs de jacinthes à la masse d'une chevelure baudelairienne en passant par les robes, les fleurs et les détails vestimentaires [...] a ici quelque chose de touchant et est comparable à la naïveté du collectionneur. »
Florence Fourn