Solidarité canicule
La Cinémathèque française ouvre gratuitement les portes de son Musée Méliès au public jusqu'au dimanche 28 juin inclus. Venez profiter de la fraîcheur du Musée Méliès et voyager à travers l’histoire du cinéma, de midi à 19h.
Avec Yves Montand, Simone Signoret, Mylène Demongeot.
En 1692, à Salem, la servante Abigail est chassée de la maison par sa maîtresse pour avoir entretenu une relation avec son mari. Pour se venger, elle se livre à des pratiques de sorcellerie.
Restauré par Pathé en 2K au laboratoire L’Immagine ritrovata, à partir du négatif original et d’un contretype scannés en 4K, et d’un négatif son optique.
Le film, sorti en 1957, est adapté de la célèbre pièce d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem (1953). L’action se déroule dans une petite bourgade du Mississippi, à la fin du XVIème siècle. L’auteur dénonce le fanatisme religieux et politique. L’histoire est inspirée de faits authentiques. Après avoir proposé une adaptation théâtrale réussie, jouée au théâtre Sarah-Bernard pendant deux ans, Raymond Rouleau décide de la porter à l’écran. Deux changements majeurs : l’adaptation de Marcel Aymé pour le théâtre laisse la place à celle de Jean-Paul Sartre qui écrit scénario et dialogues du film. La nouvelle recrue, Mylène Demongeot, est une révélation, et l’Académie du Cinéma lui remet l’étoile de cristal pour le Grand prix de l’interprétation française féminine.
La presse de l’époque dénonce un certain intellectualisme qui tient le spectateur à distance, indifférent au sort de personnages auxquels il ne peut s’attacher ; mais elle reste unanime au sujet des comédiens, talentueux, et de la photographie, majestueuse, signée Claude Renoir. André Bazin saluera l’audace du film qu’il estime être l’un « des plus « sérieux » de la production mondiale d’après-guerre ; des plus audacieux aussi ».
Florence Fourn