La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Restauré par Pathé en 2K au laboratoire L’Immagine ritrovata, à partir du négatif original et d’un contretype scannés en 4K, et d’un négatif son optique.
Le film, sorti en 1957, est adapté de la célèbre pièce d’Arthur Miller, Les Sorcières de Salem (1953). L’action se déroule dans une petite bourgade du Mississippi, à la fin du XVIème siècle. L’auteur dénonce le fanatisme religieux et politique. L’histoire est inspirée de faits authentiques. Après avoir proposé une adaptation théâtrale réussie, jouée au théâtre Sarah-Bernard pendant deux ans, Raymond Rouleau décide de la porter à l’écran. Deux changements majeurs : l’adaptation de Marcel Aymé pour le théâtre laisse la place à celle de Jean-Paul Sartre qui écrit scénario et dialogues du film. La nouvelle recrue, Mylène Demongeot, est une révélation, et l’Académie du Cinéma lui remet l’étoile de cristal pour le Grand prix de l’interprétation française féminine.
La presse de l’époque dénonce un certain intellectualisme qui tient le spectateur à distance, indifférent au sort de personnages auxquels il ne peut s’attacher ; mais elle reste unanime au sujet des comédiens, talentueux, et de la photographie, majestueuse, signée Claude Renoir. André Bazin saluera l’audace du film qu’il estime être l’un « des plus « sérieux » de la production mondiale d’après-guerre ; des plus audacieux aussi ».
Florence Fourn