La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
« De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace. » La phrase de Danton est célèbre, et Wadja l'applique à la lettre lorsque, par le prisme de la Révolution française et de la Terreur, il évoque la Pologne des années 80. Et fait d'un film commandé par le gouvernement mitterrandien un pamphlet à peine déguisé contre les régimes communistes de l'Europe de l'est, en tordant parfois la réalité historique, mais sans jamais la trahir non plus. Costumes, décors, la reconstitution est fidèle, et Wajda s'appuie, avec son scénariste Jean-Claude Carrière, sur une pièce de théâtre dans laquelle Depardieu, jouant déjà le député montagnard, l'avait ébloui. Alors, pour le grand écran, il convoque de nouveau l'acteur. Car Danton, c'est Depardieu. Charismatique, portant la perruque avec un naturel désarmant, jouant avec une assurance insolente. Face à l'animal à sang-froid Robespierre, incarné par le Polonais Wojciech Pszoniak, Depardieu est un Danton physique, puissant, ogresque. Quelques années avant le Cyrano de Rappeneau, il trouve dans les dialogues ciselés de Carrière l'occasion d'exprimer son amour de la langue française.