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vendredi 23 septembre 2016, 20h00

Salle Henri Langlois

20h00 → 21h30 (88 min)

Ishirō Honda
Japon / 1957 / 88 min / 35mm / VOSTF

Avec Takashi Shimura, Kenji Sahara, Momoko Kôchi.

D'étranges visiteurs puissants et soi-disant pacifiques, les Mysterians, récemment débarqués sur la Terre, demandent au gouvernement de leur fournir quelques jolies jeunes femmes afin de perpétuer leur race en voie d'extinction.

« Contrôler la terre ? C'est ce que les humains font aux animaux. C'est juste l'affaire de 500 heures terrestres. »

Immanquablement, dans un film d'Ishirō Honda (après tout, papa de Godzilla en 1954 mais aussi conseiller artistique de Kurosawa pour Rêves et réalisateur seconde équipe de Kagemusha ou de Ran), de longues séquences hypnotisantes sont consacrées à la grandiose apocalypse, à la catastrophe écologique, à l'effondrement géographique de maquettes et ses grands ballets de coulées de boue radioactives orchestrés avec trompettes infernales (œuvre miniaturiste en matte painting / incrustation du fidèle Tsuburaya, unique par son imaginaire). Le tout filmé comme un documentaire de l'époque. Les grands monstres sont toujours de la partie et leurs projectiles sont des crachats-comètes, grattage pyrotechnique expérimental. Dans Prisonnières des martiens (1957), la nature est déréglée, des scientifiques et politiques unis (Japon/USA/Russie) tentent désespérément de trouver des solutions, quand un monstre géant un peu maladroit et super-radioactif (Mogera) sort d'une montagne pour tout détruire. Mais la particularité ici, c'est le thème américain de l'invasion : venus de Mysteroïde, planète détruite après une guerre nucléaire, les Mysterians espèrent s'accoupler avec des terriennes afin de survivre et endiguer leurs problèmes héréditaires de malformation et de défiguration subis en raison de la trop grande pollution de leur planète. Le film marque une étape décisive pour la Toho et teste le procédé TohoScope. La distribution US par la MGM est un franc succès et Mogera reviendra en 1994 dans Godzilla vs. SpaceGodzilla.

エミリーCauquy