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samedi 11 juillet 2015, 16h15

Salle Henri Langlois

16h15 → 18h00 (102 min)

Michael Curtiz
Etats-Unis / 1942 / 102 min / 35mm / VOSTF
D'après la pièce Everybody Comes to Rick's de Murray Burnett et Joan Alison.

Avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le cabaret le plus couru de Casablanca est tenu par Rick, un Américain en exil. Un soir arrive parmi ses clients son ancien amour, Ilsa, accompagnée de son époux.

Quand Burnett et Allison écrivent la pièce Everybody Comes to Rick's, ils sont loin de se douter que son adaptation sous la houlette de la Warner, Casablanca, deviendra l'étendard de la propagande américaine antinazie, Ilsa/Ingrid Bergman l'incarnation de l'héroïne déchirée entre sa loyauté et ses sentiments, et Rick/Humphrey Bogart l'archétype définitif du solitaire blessé, faussement cynique, qui révèle in fine sa dignité et sa valeur. Casablanca fait partie des films alors produits en série par la Warner au rythme d'un par semaine. Le tournage se fait en quatre mois malgré les tourments qui agitent la réalisation, l'écriture du scénario et la distribution : quatre scénaristes se succèdent pour faire avancer une adaptation qui patauge, et les acteurs pressentis pour les premiers rôles, Ann Sheridan, Michèle Morgan, Ronald Reagan, font tour à tour défaut. La Warner veut Bergman, elle l'échange à Selznick, le temps d'un film, contre Olivia de Havilland. Malgré des retournements psychologiques rocambolesques, des dialogues parfois maladroits, l'accumulation de clichés et de sentiments sucrés, Casablanca remporte en 1944 trois Oscars dont celui du meilleur réalisateur pour Michael Curtiz, et continue de s'imposer dans les listes des meilleurs films de tous les temps comme le film du sacrifice ultime : la noblesse d'âme préside à tous les choix des héros, qui renoncent à l'amour individuel, « égoïste », pour le bien de l'humanité toute entière en des heures noires.

Tania Capron