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dimanche 7 février 2016, 15h00

Salle Jean Epstein

15h00 → 16h05 (65 min)
Séance présentée par Hanns Zischler et accompagnée au piano par les élèves de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel

Anonyme
France / 1908 / 9 min / 35mm / INT. FR.

La famille royale doit affronter la Révolution qui gronde.

Kafka a vu et fortement recommandé ce film, fin décembre 1908, à la fiancée de son ami Max Brod. Il était projeté avec Un gendarme a soif (1906) et Le galant garde français (1908) (Pathé).


Copie de travail sauvegardée par La Cinémathèque française.


Anonyme
Italie / 1909 / 13 min / 35mm

En septembre 1909 à Brescia les pionniers de l'aviation sont réunis : Blériot, Latham, Farman, Delagrange…

Copie restaurée par la Fondazione Cineteca di Bologna.


La Traite des blanches
Den Hvide slavehandels sidste offer
August Blom
Danemark / 1911 / 43 min / 35mm / INT.FR.

Avec Clara Wieth Pontoppidan, Lauritz Olsen, Thora Meincke.

Franz Kafka est impressionné par ce film vu en 1911 à Prague. Il s'en inspire pour l'écriture d'un épisode du roman inachevé Samuel et Richard, écrit en collaboration avec son ami Max Brod. « J'ai voyagé avec une femme qui ressemble beaucoup à la marchande d'esclaves dans La Traite des blanches.»

Kafka a manifestement vu à Prague, avec son ami Max Brod, La Traite des Blanches, dont la présentation prend des allures de scandale. Il évoque un des personnages dans une lettre adressée à Max Brod et datée du 25 février 1911 : « J'ai voyagé avec une femme qui ressemble beaucoup à la marchande d'esclave dans La Traite des Blanches. » Il s'inspire de la scène de l'enlèvement de l'héroïne, ou du moins de l'impression qu'il lui en reste, dans un projet littéraire inachevé : Richard et Samuel
. « Cette Traite des Blanches est le troisième remake d'un film danois dont toutes les versions reprenaient, toujours avec un grand succès, un seul et même sujet. Une petite annonce attire loin de sa patrie une jeune femme pauvre qui se voit forcée de se prostituer à l'étranger. (...) C'est l'un de ces films qui permettent le regard à la fois honteux et impudique dans le bordel. Le « scandale », pour les milieux conservateurs et hostiles au cinéma, tenait au fait que le film assure ce regard et présente ainsi la maison close comme un lieu qui n'est pas uniquement mal famé. »

Hanns Zischler
Extraits de Kafka va au cinéma, Éd. Cahiers du cinéma, Paris, 1996

Copie issue des collections du Det Danske Filminstitut.