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vendredi 5 février 2016, 14h00

Salle Georges Franju

14h00 → 15h45 (104 min)
Séance présentée par Gian Luca Farinelli

Marco Bellocchio
Italie / 1965 / 104 min / DCP / VOSTF

Avec Lou Castel, Paola Pitagora, Marino Masé.

Alessandro méprise sa condition de bourgeois. Un jour, il cède à ses pulsions sadiques et noie l'ami de sa soeur.

Le premier long métrage de Marco Bellocchio est entièrement autoproduit et réalisé avec l'aide de ses camarades rencontrés au Centro Sperimentale di Cinematografia de Rome. Le réalisateur a tourné, dans la maison de son enfance un film intimiste sur une famille bourgeoise de province dont il dresse un portrait féroce. Il s'est inspiré de son frère pour écrire le personnage d'Alessandro, adolescent en rupture avec sa famille autant qu'avec la société, qui accomplira l'acte fatal et irréversible. Les espaces sont resserrés, la caméra proche des acteurs, Bellocchio plonge à l'intérieur de la famille pour mieux la faire exploser. L'influence de la Nouvelle Vague française et de Pasolini est visible, notamment grâce à un noir et blanc profond, très contrasté (que permet de retrouver la nouvelle restauration), dû à la meilleure pellicule de l'époque, la DuPont, et à la construction du récit. Ennio Morricone signe la bande originale, déjà consacré pour la musique de Pour une poignée de dollars (1964) ; il s'est investi dans le projet du jeune cinéaste après avoir vu une première version muette. Immédiatement repéré par la critique, le film, au casting international, est un succès, et Bellocchio apparaît – avec Bernardo Bertolucci – comme le chef de file de la nouvelle génération post-néoréalisme.

Agathe Debary


La numérisation et la restauration ont été réalisées par la Cineteca di Bologna, à partir des éléments originaux, en 2015 au laboratoire L'Immagine Ritrovata, avec le soutien de Giorgio Armani et l'aide de Kavac Film.