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vendredi 5 février 2016, 16h00

Fondation Jérôme Seydoux Pathé Hors les murs

16h00 → 17h20 (80 min)
Accompagnement au piano par les élèves de la classe d'improvisation de J-F. Zygel
Billets en vente dès à présent à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Le Monastère de Sendomir
Klostret i Sendomir
Victor Sjöström
Suède / 1920 / 80 min / 35mm / INT.FR.

Avec Tore Svennberg, Tora Teje, Richard Lund.

Au XVIIe siècle, sur le chemin de Varsovie, des voyageurs sont accueillis dans le monastère de Sendomir par un étrange moine. Ne résistant pas à la curiosité provoquée par un lieu si hospitalier, ils découvrent l'histoire tragique de celui qu'ils croyaient être un saint homme.

Loin des paysages majestueux qui ont fait sa célébrité, Sjöström signe un film d'époque dans un château aux allures gothiques. D'après une nouvelle de Franz Grillparzer, dramaturge autrichien connu pour ses drames historiques, le film se passe essentiellement la nuit, dans des décors qui accentuent l'atmosphère oppressante au sein de laquelle se joue le drame d'un couple. L'image est de Henrik Jaenzon, chef-opérateur suédois très actif pendant la période muette, souvent confondu avec son frère Julius Jaenzon. Le film donne surtout l'occasion de découvrir la première apparition à l'écran de Tora Teje, actrice suédoise que l'on retrouvera dans Vers le bonheur de Mauritz Stiller et La Sorcellerie de Benjamin Christensen, deux classiques incontournables du cinéma nordique. Elle incarne ici un personnage profondément énigmatique, à la fois épouse aimante et femme fatale, autour duquel s'articule le drame. Passé pratiquement inaperçu lors de sa sortie, Le Monastère de Sendomir est considéré comme une œuvre « mineure » de Sjöström, alors que sa structure en un unique flashback témoigne d'une grande maîtrise des moyens narratifs. Au centre de la période la plus productive de Sjöström, c'est l'un des films de la fin de l'âge d'or du cinéma suédois, précédant de peu La Charrette fantôme et le départ du réalisateur vers les États-Unis.

Gabriela Trujillo


Restauré en 2009 par le Svenska Filminstitutet à partir d'un négatif safety noir et blanc. Les intertitres ont été recréés d'après des cartons originaux. Des photogrammes additionnels, dupliqués d'après des copies nitrate conservées à la Czech Film Archive et à la Cinémathèque suisse, ont été insérés. Cette dernière a également fourni les références de couleur.