En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

vendredi 5 février 2016, 21h00

Salle Henri Langlois

21h00 → 23h10 (126 min)
Séance présentée par Dario Argento
Les préventes sont complètes. Pour les abonnés Libre Pass : un quota sera disponible sur place, une heure avant. Pour les non-abonnés Libre Pass : une file d'attente sera mise en place en billetterie une heure avant le début de la séance.

Dario Argento
Italie / 1974 / 126 min / DCP / VOSTF

Avec David Hemmings, Daria Nicolodi, Gabriele Lavia, Macha Méril.

Un jeune pianiste est le témoin impuissant d'un meurtre.Il devient la cible de l'assassin et décide de mener son enquête en compagnie de son amie journaliste.

Sans doute, Ricciotto Canudo (1877-1923) aurait-il été ravi des « folies » de son futur compatriote Dario Argento. En effet Canudo, qui vécut la naissance du cinéma, le célébra en visionnaire et le baptisa du nom de Septième art, aurait vu dans Les Frissons de l'angoisse par exemple, cette cathédrale réunissant ce qu'il nommait les Arts du temps (la musique principalement, ici celle devenue célèbre des Goblin) et les Arts de l'espace (essentiellement l'architecture, ici cette somptueuse demeure Art Nouveau qui recèle le coeur du secret). Une synthèse supérieure à laquelle le film ajoute le cinéma lui-même : la mise en scène de chaque plan, une caméra comme vivante et palpitante, le conflit dynamique du mouvement et de son analyse. Le cinéma aussi sous forme de citations, remplois et réminiscences d'Antonioni, de Visconti, de Hitchcock, et plus encore avec cette résurrection à l'écran du monde télépathique du Muet pour mieux méduser celui qui regarde. « Dans un temps non lointain ‒ je l'annonce ‒, un nouvel art mettra non plus seulement la ligne, mais la couleur elle-même en mouvement, réalisant par des jeux d'intensités des jeux d'émotions auxquels le spectateur ne saurait se dérober.  » (Canudo, 1919).

Bernard Benoliel


Restauré par la CSC – Cineteca Nazionale de Rome en 2014 sous la supervision du directeur de la photographie Luciano Tovoli, au sein du laboratoire L'Immagine Ritrovata.