En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

dimanche 7 février 2016, 14h00

Cinéma Le Méliès Hors les murs

14h00 → 15h40 (98 min)
Séance suivie d'une discussion avec Dario Argento
Billets en vente au Méliès le jour même

Dario Argento
Italie / 1976 / 98 min / DCP / VOSTF

d'après Suspiria de Profundis de Thomas De Quincey

Avec Jessica Harper, Stefania Casini, Flavio Bucci.

Susy Bannion, jeune ballerine américaine qui vient d'intégrer une prestigieuse Académie de danse à Fribourg, découvre peu à peu que l'école est dirigée par une reine de la Magie Noire.

Dans la filmographie de Dario Argento, Suspiria arrive juste après la « trilogie animale » et Profondo rosso. S'inspirant de Suspiria de profundis de Thomas de Quincey, le maître du giallo s'affranchit de son genre fétiche et se tourne vers le fantastique ésotérique. Lui pour qui « la forme est comme un coup de poignard » tourne là l'un des derniers films en Technicolor. Travail précis sur les couleurs, parfois criardes, décor baroque qui emprunte à l'expressionisme, kitsch assumé, la perception du spectateur n'est jamais laissée au repos : en écho au personnage du pianiste aveugle, Argento invite à ressentir le film. Des scènes d'hallucinations aux plans sur les gargouilles, qui syncopent les montées d'angoisse, il se livre à un véritable exercice de style. Servie par un travail soigné sur la bande son, l'une des plus terrifiantes et efficaces du cinéma selon la critique, portée par l'hystérie et les râles discordants de la musique entêtante de Goblin, l'histoire passe au second plan derrière sa forme délibérément outrancière. Envolées lyriques et cris stridents rythment dans une manière d'incantation cette histoire de sorcellerie moderne. « Ce sont des soupirs étranges », constate l'héroïne. Étranges et marquants, puisqu'ils auront une influence considérable sur le travail de John Carpenter ou de David Lynch.

Hélène Lacolomberie


Restauré numériquement par Wild Side Films en 2010. L'étalonnage et le transfert haute définition du négatif original ont été supervisés par le directeur de la photographie Luciano Tovoli à Technicolor Rome, et approuvés par Dario Argento. La restauration de l'image et du son a été faite en France au laboratoire VDM.