En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

lundi 11 mai 2009, 14h30

Salle Henri Langlois

14h30 → 16h25 (113 min)

Arthur Joffé
France / 1985 / 113 min

Avec Nastassja Kinski, Ben Kingsley.

Une jeune New-Yorkaise est enlevée par les sbires d'un puissant chef arabe, et se retrouve dans son harem. Mais le maître des lieux est un homme raffiné, qu'elle va apprendre à connaître et à apprécier.

Restauration en 4K par Studiocanal au laboratoire VDM, à partir du négatif original image et son, avec la participation de monsieur Arthur Joffé.


En 1982, Arthur Joffé réalise Merlin ou le cours de l’or (Palme d’or du meilleur court à Cannes - où il obtiendra également le Prix de la jeunesse pour son moyen métrage Casting, en 1983). Ce conte cruel, sur une mère et son fils en appartement, annonce la cohabitation en huis-clos de son premier long, Harem, produit par Alain Sarde. Lointain descendant romantique du Sheik (1921) de George Melford, ce récit personnel s’inspire, selon les dires de Joffé, de sa vision dans la rue d’une femme occidentale posant le regard sur des femmes voilées. Le cinéaste a le privilège de travailler avec deux stars internationales, alors au faîte de leur gloire : Nastassja Kinski, qui a atteint le statut d’icône grâce à Paris, Texas, et Ben Kingsley, oscarisé pour son interprétation dans Gandhi. Elle est une trader hautaine de Wall Street que lui, émir éclairé d’un pays arabe jamais nommé, enlève pour l’enfermer dans son harem. Au racolage facile du sujet, Arthur Joffé préfère la pudeur, une forme de sensualité subtile pour faire se rapprocher en dépit de tout ces deux personnages, l’Occident et l’Orient. Avec Pasqualino De Santis (fréquent directeur de la photographie pour Fellini et Visconti) et Alexandre Trauner (chef décorateur pour Marcel Carné et Billy Wilder), le harem a les superbes atours d’un gynécée intime et intemporel, à la lumière douce et au confort presque maternel.

Léo Soesanto