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dimanche 7 mars 2010, 14h30

Salle Henri Langlois

14h30 → 18h00 (210 min)

Le Conformiste
Il Conformista
Bernardo Bertolucci
Italie-France-République fédérale d'Allemagne / 1969 / 116 min
D'après Le Conformiste d'Alberto Moravia.

Avec Jean-Louis Trintignant, Stefania Sandrelli, Dominique Sanda, Pierre Clémenti.

Par conformisme, Marcello a choisi le fascisme et épousé la très bourgeoise Giulia. Il est chargé par les service secrets d'espionner puis d'abattre le professeur Quadri qui mène, à Paris, une ardente campagne antifasciste.

Restauration 2K réalisée par la Cineteca di Bologna, en collaboration avec le groupe éditorial Minerva/Rarovideo, d'après l'étalonnage supervisé par Vittorio Storaro.


Dans cette adaptation du roman de Moravia, Stefania Sandrelli joue Giulia, la fiancée de Marcello (Jean-Louis Trintignant) dont le voyage de noces à Paris dissimule une mission de la police secrète : assassiner un opposant au régime. Ainsi, ce sont les noces rouges de la bourgeoisie et du fascisme qui sont célébrées, avec comme victime sacrificielle un professeur dissident. Marcello ne voit en Giulia qu’un moyen d’accomplir son « conformisme » et de se fondre dans la masse des petits bourgeois fascistes. Médiocre, incapable de révolte, elle perpétue sa domination de classe avec indifférence et inertie. L’antagoniste de Giulia est Anna, la blonde et trouble épouse du professeur, interprétée par Dominique Sanda, et qui représente pour Marcello l’espoir d’une libération.
Bertolucci ne fait cependant pas de l’épouse un personnage repoussoir mais une créature rose et soyeuse à la sensualité enveloppante, presque anesthésiante. Ce qui marque en particulier chez Sandrelli, ce sont ses bras, longs et blancs, souvent découverts et qui en font une figure de l’étreinte. Et c’est bien cela que va chercher Marcello dans ce mariage : l’étouffement consenti de désirs qui le terrifient.

Stéphane Du Mesnildot


90 min

Claude Cardinale est actrice.

René de Ceccatty est écrivain, connaisseur de la littérature italienne et traducteur notamment d'Alberto Moravia, Pier Paolo Pasolini et Umberto Saba. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur Maria Callas, Giacomo Leopardi, Moravia, récemment sur Greta Garbo, et de l'essai Pasolini (Gallimard, 2005).

Alain Elkann est journaliste, essayiste et auteur de nombreux romans, parmi lesquels Le Père français (Gallimard, 2003), Piazza Carignano (Régine Deforges) et Un long été (Flammarion, 2005). Proche d'Alberto Moravia, il publie en 1990, juste avant la mort de l'écrivain, un long entretien biographique intitulé Vita di Moravia (Flammarion, 2007).

Simone Casini est professeur à la Faculté de lettres de Florence et l'auteur d'une thèse sur Carlo Emilio Gadda. Il a aussi dirigé l'édition des œuvres complètes d'Alberto Moravia aux éditions Bompiani.

Serge Toubiana, critique et écrivain de cinéma, a été rédacteur en chef des Cahiers du cinéma (1973-1992) et directeur général de la Cinémathèque française (2003-2016). Il est actuellement président d'Unifrance.