La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
C'est à la vision d'Hiroshima mon amour d'Alain Resnais (1959) et de Classe tout risques de Claude Sautet (1960) que les choix d'Emmanuelle Riva et de Jean-Paul Belmondo apparaissent comme une évidence à Jean-Pierre Melville pour incarner les personnages de Léon Morin, prêtre. En adaptant le roman de Béatrix Beck, le jeune prêtre (qui n'est pourtant pas le personnage principal) s'impose au cinéaste qui souhaite développer l'idée de l'impossibilité de la conversion. La mise en scène acérée et la narration elliptique et innovante font ressortir les tensions historiques, philosophiques et sentimentales du récit. Melville, qui a rallié la France libre en 1942, n'a cessé ensuite d'interroger cette période. Après Le Silence de la mer (1947), et avant L'Armée des ombres (1969), il propose avec Léon Morin, prêtre un regard personnel sur la complexité de l'Occupation. Empreint d'humour, le film aborde la question de la foi et de la résistance face à la tentation de la collaboration.
Annabelle Aventurin