La Cinémathèque engage d’importants travaux de rénovation de ses salles de cinéma, comprenant notamment le remplacement de l’ensemble des fauteuils et des moquettes. Ce chantier d’envergure entraîne la fermeture de toutes les salles de projection du 13 juillet au 15 septembre 2026. Les autres activités, dont l'exposition Marilyn Monroe, restent ouvertes au public jusqu'au 26 juillet, date de la fermeture estivale.
Le générique du Gladiateur du futur s'ouvre sur des images d'explosions nucléaires. Après la catastrophe, une société totalitaire s'est intallée, les individus « différents », dont des mutants, sont traqués et exterminés. Le pouvoir met en place des jeux télévisés, des combats de gladiateurs pour distraire les foules. Réalisé par Aristide Massacessi, qui abandonne ici son pseudonyme courant, Joe D'Amato, pour celui de Steven Benson, Le Gladiateur du futur s'inspire des succès de Mad Max et de New York 1997, ainsi que de celui de Running Man à qui il pompe l'idée des épreuves guerrières. On y retrouve sous pseudonyme de nombreux fidèles de l'œuvre de ce touche-à-tout érotomane de Joe D'Amato (Laura Gemser, Gabriele Tinti, George Eastman). Certaines trouvailles d'une cruelle poésie (le combat avec des moines aveugles, les mutants mi-humains, mi-animaux) font très vite oublier la minceur des moyens alloués à la production. Le charme inoxydable du post-apo italien.