L'exposition et le Musée

Exposition Top secret : cinéma et espionnage

Passés maîtres dans l’art du faux-semblant, sujets de fascination pour leur génie du simulacre, les espions nourrissent depuis toujours l’imaginaire des plus grands artistes, qui voient dans leur figure romanesque le moteur d’une irrépressible machine à fiction. Que ce soit à Hollywood, en Europe ou en Asie, les cinéastes du monde entier ont ainsi pris le pouls de l’Histoire à travers des récits mêlant suspens, mensonges et ingéniosité technologique.

L’exposition célébre ainsi des héros universels, James Bond, Malotru, Mata Hari et Jason Bourne, mais aussi les figures intrépides de Marlene Dietrich et Hedy Lamarr qui, le temps d’un conflit, furent des actrices majeures du renseignement antinazi. Affiches rares, accessoires et gadgets, photographies, abondants extraits, œuvres d’art et costumes, réunis pour une histoire à la fois ludique et érudite de l’espionnage au cinéma.

L’événement est accompagné d’une programmation éclectique sur six mois, composée de classiques du cinéma d’espionnage signés Alfred Hitchcock, Eric Rochant, Fritz Lang, John Huston Arnaud Desplechin ou Tony Scott, de diverses rencontres et conférences, ainsi que des soirées Bis, reflets des représentations de l’agent secret de par le monde.

Le Musée Méliès

Plus de 300 machines, des costumes, des dessins, des mauettes, des lanternes magiques et des dispositifs audio-visuels interactifs. Et, bien sûr, des films : le Musée propose un voyage ludique dans l'histoire du cinéma à travers l'oeuvre du génial magicien que fut Georges Méliès.

Héritier d'une très longue tradition, il marie science et magie et donne naissance à des images nouvelles, jamais vues auparavant, qui annoncent le sur- réalisme cinématographique cher à Cocteau et Franju, les bricolages sensationnels de Michel Gondry, et les blockbusters de George Lucas, James Cameron, ou Tim Burton.


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La programmation cinéma

Automne 2022

Douglas Sirk

Il est l'un des cinéastes les plus importants de l'âge d'or d'Hollywood, adulé par Godard, vénéré par Fassbinder, qui louèrent sa liberté formelle et son sentimentalisme raffiné. Né Hans Detlef Sierck en 1897 à Hambourg, de parents danois, il figure parmi les meilleurs metteurs en scène de théâtre dans l'Allemagne de Weimar, avant d'exercer son talent dans des films produits par la UFA, une dizaine de longs métrages aux personnages ambigus et déchirés. Paramatta, bagne de femme et La Habanera font éclore une vedette, l'actrice et chanteuse suédoise Zarah Leander, alors même que le cinéaste trouve son genre de prédilection, le mélodrame. Fuyant le nazisme, exilé aux États-Unis, celui qu'on appelle désormais Douglas Sirk s'essaye au biopic en costumes (Scandale à Paris), au thriller (Des filles disparaissent), au film d'espionnage (La Première Légion) ou d'aventure (Capitaine Mystère). Mais c'est avec son retour au mélo et sa rencontre avec l'acteur Rock Hudson qu'il révèle tout son génie. Caractérisées par des personnages féminins forts, une utilisation exacerbée de la couleur et un sens profond des émotions humaines, des œuvres majeures comme Tout ce que le ciel permet, Écrit sur du vent ou Mirage de la vie – pourtant méprisées à leur sortie – ont imprimé à jamais l'histoire du cinéma et demeurent source d'inspiration pour nombre de réalisateurs, fascinés, aujourd'hui encore, par ces mélodrames flamboyants.

Slava Ukraïni !

Ciné-concert, projections, avant-premières et rencontres : trois jours, sept séances spéciales en solidarité avec l'Ukraine, à la Cinémathèque française. Immense succès à sa sortie malgré la censure soviétique, La Terre, chef-d'œuvre du cinéma ukrainen signé Oleksandr Dovjenko en 1930, inaugurera le week-end, porté par l'accompagnement musical de Mariana Sadovska. Suivront six séances d'œuvres contemporaines et urgentes, entre fiction et documentaire. Enfin de nombreux cinéastes, parmi lesquels Sergueï Loznitsa, Igor Minaev, Mila Zhluktenko, Hanna Bilobrova et Maksym Nakonechnyi, seront à la Cinémathèque, ou en visioconférence, pour présenter leurs films.

L'actrice Rita Burkovska et de nombreux cinéastes, parmi lesquels Serguei Loznitsa, Igor Minaev, Maksym Nakonechnyi et Oleg Sentsov, seront à la Cinémathèque française, ou en visioconférence, pour présenter leurs films.

Pour une vraie histoire des films

Pour accompagner la sortie de Génériques : la vraie histoire des films, recueil de textes initialement écrits pour les éditions DVD et Blu-ray de Wild Side, Philippe Garnier propose une programmation en apparence disparate, mais en réalité conduite par une même détermination : raconter les coulisses des films, souvent plus extravagantes que leur générique ne veut bien le laisser entrevoir. Aussi, dans cette autre histoire du cinéma américain, croisera-t-on Fritz Lang (et son bien nommé Secret derrière la porte), Preston Sturges (Madame et ses flirts), Jules Dassin (La Cité sans voiles) ou Richard C. Sarafian (Le Convoi sauvage). Mais une fois n'est pas coutume, les réalisateurs ne prendront pas toute la lumière. Garnier, qui présentera chacune des séances, préférera tourner son projecteur vers les acteurs de l'ombre, les producteurs baroques (Edward Small, le plus grand des petits moguls, Charles K. Feldman et ses lubies), les scénaristes en roue libre, les guéguerres de plateau, les scènes coupées au montage ou les stratagèmes plus ou moins glorieux de promotion de films, qui sont tous depuis rentrés dans l'histoire.

Carte blanche à Philippe Garnier, en sa présence

Emmanuel Mouret

Cinéaste du sentiment amoureux, il brode des histoires de filles et de garçons avec un esprit badin. Depuis son court métrage Promène-toi donc tout nu !, Emmanuel Mouret, né à Marseille, passé par le Conservatoire et la Femis, s'est tranquillement fait une place au soleil, interprétant souvent lui-même le premier rôle de ses fables surannées et loufoques (Changement d'adresse, Fais-moi plaisir !). Son personnage de grand candide, lettré et maladroit, ne cesse de s'interroger sur le désir et ses incertitudes. Hésitations, quiproquos et imbroglios font le bonheur de ses intrigues, simples comme des baisers, se compliquant au moindre tracas du cœur (L'Art d'aimer, Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait). Amoureuses ou complices, piquantes et séduisantes, ce sont le plus souvent les filles qui mènent la danse. Lucie, Câline, Caprice, Vénus et Fleur, cousines rohmériennes assumées, exposent leurs idées et leurs sentiments avec amusement et lucidité. Dialogues ciselés, drôles et cruels, ces variations sur le même thème ont, depuis vingt-cinq ans, fait entrer Emmanuel Mouret, non loin de Sacha Guitry et de Woody Allen, au temple du bon mot et du marivaudage.

En sa présence - Avant-première de Chronique d’une liaison passagère, leçon de cinéma et présentations de séances

Akira Kurosawa

Il traverse cinquante ans de l'histoire du cinéma en maître absolu. Surnommé « L'Empereur » par ses pairs, il est celui qui popularise le cinéma japonais en Occident, avec une trentaine de films et autant de joyaux, qu'il scénarise, storyboarde, monte et produit également. Il fait ses classes comme assistant-réalisateur sous l'aile de Kajirô Yamamoto, et passe à la mise en scène avec La Légende du grand judo (1943). Après une série de polars noirs expressionnistes (Chien enragé, Entre le ciel et l'enfer), Rashômon (1950) et son audace narrative marquent sa rencontre avec Toshirô Mifune, et le début de sa renommée internationale (un Oscar et le Lion d'or à Venise). Épopées historiques qui racontent le Japon féodal et sa violence (La Forteresse cachée, Les Sept Samouraïs ou encore Kagemusha, Palme d'or 1980), drames sociaux (Dodes'kaden), odes à la nature (Dersou Ouzala), variations sur les relations maître-disciple (Barberousse) ou adaptations de monuments littéraires (Dostoïevski et L'Idiot ou Shakespeare avec Le Château de l'araignée et Ran), ses films sont des diamants sertis d'humour noir ou d'une poésie onirique unique et universelle. Il se retire avec trois derniers titres très personnels et testamentaires, Rêves, Rhapsodie en Août, et Madadayo, qui s'achève par les mots « Je ne suis pas prêt ». Par touches délicates, il n'aura jamais cessé de construire une œuvre profondément humaniste, dont l'influence capitale, des westerns de Sergio Leone à Ingmar Bergman, de Scorsese à George Lucas, n'a toujours pas fini d'essaimer.

Mia Hansen-Løve

Critique aux Cahiers du cinéma puis actrice chez Olivier Assayas (Fin août, début septembre), Mia Hansen-Løve impose un ton unique dès ses premiers pas de réalisatrice avec Tout est pardonné (2007), qui pose les fondations de l'œuvre à venir, mélancolique et lumineuse. Ses « romans » d'émancipation, chuchotés, intimistes, gagnent en ampleur romanesque au fil de récits savamment écrits et affranchis de toute frontière (la France, mais aussi l'Inde, la Suède, New York, Copenhague ou l'Amérique du sud), pour atteindre une forme d'universel. Son art de la mise en scène, modèle de ligne claire, a souvent été rapproché de celui d'Éric Rohmer ou de François Truffaut, mais la filiation est trop réductrice, qui ne dit pas ce que son cinéma, son sens du casting ou de la bande originale (le formidable Eden), ont de contemporain. Les festivals du monde entier ont salué la plupart de ses films – dont L'Avenir, Ours d'argent de la meilleure réalisatrice à Berlin et Un beau matin, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs 2022, que nous présenterons en avant-première.

En sa présence - Avant-première d'Un beau matin, leçon de cinéma et présentations de séances

Sophie Marceau

Elle fut l’ado préférée des Français, jeune Vic débutante révélée par Claude Pinoteau dans le diptyque de La Boum. Un César plus tard, elle poursuit avec Fort Saganne, superproduction hexagonale, avant de faire la rencontre d’Andrzej Żuławski, dont elle devient la compagne et la muse ; ensemble, ils feront quatre films, de L’Amour braque (1985) à La Fidélité (2000). Comédienne populaire, elle tourne pour Maurice Pialat (Police, 1985), Philippe de Broca (Chouans !, 1988) ou encore Bertrand Tavernier (La Fille de D’Artagnan, 1994), avant une incursion outre-Atlantique. Braveheart, réalisé et interprété par Mel Gibson, lui apporte une reconnaissance internationale, qu’elle assoit davantage encore en jouant les James Bond Girls aux côtés de Pierce Brosnan (Le monde ne suffit pas, 1999). Si elle passe aussi parfois derrière la caméra, l’actrice traverse le miroir avec LOL (2009) de Lisa Azuelos, dans lequel elle incarne la mère d’une ado en crise. Comédies populaires, ou films plus intimistes – le bouleversant Tout s’est bien passé de François Ozon (2021) ou encore Une femme de notre temps de Jean-Paul Civeyrac (2022), présenté en avant-première – jalonnent une filmographie éclectique dont les marqueurs constants, joie et dynamisme, maintiennent auprès du public français une cote d’amour toujours au sommet.

En sa présence - Avant-première d'Une femme de notre temps, leçon de cinéma et présentations de séances

John Cameron Mitchell

Écrivain, acteur et cinéaste, il envoie rapidement promener une éducation religieuse stricte et se lance à Broadway avec une comédie musicale déjantée, qu’il adapte ensuite à l’écran en 2001. Hedwig and the Angry Inch, histoire d’une rockeuse transgenre qu’il interprète lui-même, donne le ton, énergique et délirant, de ses films à venir, et est récompensé à Sundance, Deauville et Berlin. John Cameron Mitchell prend ensuite son temps pour peaufiner, avec ses acteurs, le scénario de Shortbus (2006), aux scènes explicites, feu d’artifice choc, libidinal et licencieux plein d’humour et sans tabous, et qui contribue à faire de lui une icone de la culture gay. Producteur pour Jonathan Caouette et son autobiographique Tarnation (2003), il est aussi acteur pour Spike Lee, dans des séries télé signées Lena Dunham et Judd Apatow, ou incarne Andy Warhol dans Vinyl, produit par Scorsese. Il revient en 2010 avec Rabbit Hole, un drame sur le deuil et la perte d’un enfant, bouleversant et tout en pudeur, avec Nicole Kidman. Il retrouve la star pour How to Talk to Girls at Parties, film punk et halluciné, entre SF et teenage movie, présenté à Cannes en 2017. De Bowie à Altman, de Kubrick à Bob Fosse, un cinéma sous influence, rare, libre et joyeux, qui ne cesse de questionner l’identité. Débridé, et vivant, viscéralement vivant.

En sa présence - Leçon de cinéma et présentations de séances

Antonio Reis & Margarida Cordeiro

Infatigable opposant à l’Estado Novo, le régime autocratique portugais, António Reis est d’abord poète, peintre et sculpteur mais aussi sociologue. Il devient assistant pour Manoel de Oliveira sur Acte du printemps (1962), pierre angulaire du nouveau cinéma lusitanien, puis réalise dans la foulée deux documentaires, premières esquisses d’un art en devenir où se mêleront de manière inédite poésie et ethnographie. C’est sur le tournage de Jaime qu’il rencontre sa compagne, la psychiatre Margarida Cordeiro, et qu’il développe avec elle une pratique nouvelle du montage, “vibration hallucinatoire et violence magique”. De là, sur quinze années de sciences poétiques, le couple réalise trois longs métrages (Tras-os-Montes, Ana, Rosa de Areia) qui leur vaudront l’admiration d’autres poètes, Jean Rouch, Joris Ivens, Jean-Marie Straub, ainsi que d’une nouvelle génération de cinéastes portugais. 

Patricia Mazuy

Cinéaste rare, Patricia Mazuy a su imposer un style unique et puissant. Sous l’égide d’Agnès Varda, qu’elle rencontre aux États-Unis, elle réalise ses premiers courts métrages avant de devenir, en 1985, sa monteuse pour Sans toit ni loi. Depuis Peaux de vaches, passage remarqué au long métrage en 1989, ses films mettent en scène de farouches héroïnes. En digne héritière de deux John, Ford et Carpenter, elle laisse transparaître un amour des grands espaces et des lieux hors norme. Du grand au petit écran (Travolta et moi), de la fiction au documentaire (Basse Normandie), la lutte des classes, la passion équestre (Saint-Cyr, Sport de filles) et le rapport à la nature (Des taureaux et des vaches) sont les marqueurs d’un cinéma qui aime interroger les tortueux desseins de l’humain. Un sillon qu’elle continue de creuser avec Paul Sanchez est revenu, western-polar ironique et décalé, et son dernier film en date, Bowling Saturne, un thriller qui met en avant la question des féminicides sur fond d’affrontement fraternel.

En sa présence - Avant-première de Bowling Saturne, leçon de cinéma et présentations de séances

Hedy Lamarr

L’Histoire a rendu justice à Hedy Lamarr : jeune étoile viennoise chaperonnée par Max Reinhardt, puis star hollywoodienne, elle est aujourd’hui aussi reconnue pour sa contribution fondamentale à l’effort de guerre anti-nazi. En 1941, alors qu’elle enchaîne les tournages prestigieux avec King Vidor, Otto Preminger et Victor Fleming, Lamarr invente un système de brouillage révolutionnaire, rendant impossible la détection d’une attaque sous-marine américaine. L’exposition Top Secret, cinéma et espionnage sera ainsi l’occasion de lui rendre hommage à double titre, de montrer une douzaine de ses films, dont le vénéneux Extase, ou ses films d’espionnage (La Dame sans passeport, Espionne de mon coeur, Les Conspirateurs) mais aussi de célébrer l’actrice, antifasciste chevronnée et scientifique de génie.

Dean Tavoularis

Dans la lignée des grands chefs décorateurs, Dean Tavoularis s’est discrètement imposé dans l’histoire du cinéma, marquant de sa patte géniale une trentaine de films dont presque toute l’œuvre de Francis F. Coppola. Formé chez Disney (La Belle et le Clochard, Mary Poppins), ce fils d’immigrés grecs, installés en Californie, suit des cours de dessin et d’architecture, avant de matérialiser les plans d’Arthur Penn (Bonnie and Clyde, Little Big Man) et de Michelangelo Antonioni (Zabriskie Point). Chacun de ses tournages lui vaut de longues heures de repérages et de recherches documentaires, son secret pour définir l’atmosphère opaque du Parrain ou la moiteur d’Apocalypse Now, les extérieurs embrumés d’Hammett de Wim Wenders ou les intérieurs coquets de Carnage, son dernier film, réalisé par Roman Polanski en 2011. Depuis, à Paris où il vit avec l’actrice Aurore Clément, Dean Tavoularis peint des toiles qu’il expose au côté des storyboards de son frère Alex, ceux-là mêmes qui ont servi aux études de décors de ses films.

En sa présence


Hiver 2022-23

Fritz Lang

C’est l’un des grands maîtres, un nom qui truste invariablement les classements des plus grands cinéastes de l’histoire, et l’incarnation même de l‘artiste qui traverse les âges - du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur - et les frontières - Allemagne, États-Unis, France - avec la souveraineté et l’autorité propres aux génies. Né à Vienne, en Autriche, à la fin du XIXe siècle, Lang révolutionne le muet à force d’inventions formelles inouïes. Ses monumentales superproductions d’avant-guerre (Metropolis, Les Espions, Les Nibelungen) et l’éblouissant M le maudit fascinent les nazis, mais le réalisateur est déjà loin, à Hollywood, où, virtuose, il excelle rapidement dans tous les genres : western (L’Ange des maudits, Le Retour de Frank James), espionnage (Espions sur la Tamise, Chasse à l’homme) ou récits d’aventure (Moonfleet, Cape et poignard). C’est dans le cadre très codifié du film noir qu’il donne toute la mesure de son talent, enchaînant les chefs-d’œuvre sur une douzaine d’années : Furie, La Rue rouge, Le Secret derrière la porte, Règlement de comptes… Études au scalpel de la fatalité et des pulsions mauvaises, petits précis d’humanité, ses films sont des leçons. Des leçons morales, mais aussi et surtout de mise en scène (un cinéma « implacable » disait Claude Chabrol), qui influencent aujourd’hui encore les plus grands, et la grammaire même du septième art.

Gérard Philipe

Au théâtre comme au cinéma, il est le visage même des années cinquante. Son charme et sa fantaisie l’ont mené le mènent vers les feux de la rampe, de la Côte d’Azur à Paris, alors que son père le destine à une carrière de juriste. Comédien exigeant et engagé, Gérard Philipe réussit à mener une double carrière admirable, prenant part entière au TNP de Jean Vilar, tout en triomphant à l’écran aux côtés de Micheline Presle dans Le Diable au corps (Autant-Lara), de Maria Casarès dans La Chartreuse de Parme (Christian-Jaque) ou encore de Michel Simon dans La Beauté du diable (René Clair). Pour le grand public pleinement séduit, il demeure l’incarnation du Cid, Fanfan la Tulipe, Julien Sorel ou de Monsieur Ripois. Le héros idéal de la France d’après-guerre, celui qui sut exprimer simplement la sensibilité d’une époque et de son pays, et dont la mort prématurée, survenue peu avant ses 37 ans, fut un choc émotionnel pour toute une génération, figeant à jamais l’image de l’éternel jeune homme, romantique et passionné.

Ousmane Sembène

Auteur d’une douzaine de films dont neuf longs métrages, Ousmane Sembène, écrivain et cinéaste pionnier, militant actif pour la défense du cinéma en Afrique, passe du livre au grand écran pour mieux transmettre ses idées à un public souvent frappé par l’analphabétisme. Dès ses premiers courts, puis avec La Noire de… (1966), distingué par le prix Jean-Vigo, il brosse un portrait sans fard de son Sénégal natal et plus largement de l’Afrique, exposant les luttes d’une société gangrenée par les brimades et les injustices. Le (néo)colonialisme (Emitai, Xala), la perte d’identité d’un peuple avec la fresque historique Ceddo, longtemps censurée par un Léopold Sédar Senghor soucieux de diplomatie, ou encore Guelwaar, sur les relations entre communautés chrétiennes et musulmanes : Sembène met en scène le passé pour mieux fustiger le présent et ses vérités brûlantes. Réglant au passage ses comptes avec son propre vécu de mobilisé, il réalise Le Camp de Thiaroye en 1987, dénonciation vitriolée du massacre des tirailleurs sénégalais, prix du Jury à Venise. Dans les années 2000, avec Faat Kiné puis Mooladé (plaidoyer contre l’excision, récompensé à Cannes), il entreprend une série consacrée à la condition de la femme africaine. Il meurt en 2007, sans avoir eu le temps de terminer son triptyque, mais en laissant derrière lui l’empreinte d’une œuvre puissante, humaniste et engagée, témoignage unique d’un continent fier de sa culture, au cœur palpitant.

Marilyn Monroe

Un nom synonyme de star, l’incarnation du glamour… D’elle, on a tout dit, vie chaotique, névroses et addictions, liaisons célèbres et mariages malheureux. Mais avant tout une sensualité et une photogénie incomparables, qui ont envoûté les caméras des plus grands. Née Norma Jeane Baker, elle se défait de son enfance peu stable grâce au mannequinat et à des cours d’art dramatique, puis, repérée par la Fox, signe un premier contrat pour de petites apparitions. Un pas aux côtés des Marx Brothers (La Pêche au trésor, 1949), un autre chez John Huston (Quand la ville dort, 1950), une scène marquante dans Eve de Joseph L. Mankiewicz, et, bientôt, la gloire. Elle donne la réplique à Cary Grant et Robert Mitchum, Tony Curtis et Jack Lemmon. Chante de sa voix de velours et entre dans la légende grâce à Howard Hawks (Les hommes préfèrent les blondes), joue pour les virtuoses de l’époque, Hathaway, Lang, Preminger, Cukor. En 1955, Billy Wilder, avec Sept ans de réflexion, fige à tout jamais l’une des plus célèbres images du cinéma, où l’actrice, mutine, pétillante, joue avec l’aération du métro qui soulève sa robe blanche. Avec délicatesse, les cinéastes exploitent ses fêlures et ses fragilités, jusqu’au crépusculaire Désaxés qui, filmé par Huston et écrit par Arthur Miller, son époux de l’époque, prend des accents autobiographiques bouleversants. Sa mort prématurée en 1962 fait couler beaucoup d’encre et arrête sur l’inachevé Something Got to Give la trajectoire de cette comète étincelante, éternelle icône du cinéma.

Avec le soutien de CHANEL, grand mécène de la Cinémathèque française.

Hong Sang-soo

Formé à Séoul, puis aux États-Unis, il commence sa carrière à la télévision avant de passer au cinéma en 1996 avec un premier film remarqué, Le Jour où le cochon est tombé dans le puits, au succès public et critique immédiat. Le Pouvoir de la province de Kangwon marque ses débuts à Cannes, dont il devient un habitué. Il y reçoit de nombreuses récompenses, qui l’une après l’autre assoient sa renommée internationale au début des années 2000, avant qu’il ne vienne séduire la Berlinale (deux Ours d’argent en 2020-2021 et le Prix du Jury en 2022). La Vierge mise à nu par ses prétendants et son triangle amoureux, le mélancolique Turning Gate, puis Conte de cinéma, Night and Day, Ha Ha Ha, ou encore La Caméra de Claire avec Isabelle Huppert sont autant d’histoires d’amour et de désir au désespoir latent, de contes réalistes et universels. Son œuvre suit une ligne directrice claire, qui tantôt explore les limbes de l’alcool et de l’ivresse, tantôt dessine des personnages qui gravitent dans l’univers du cinéma. Sans relâche, Hong Sang-soo, digne héritier de Bresson et de Rohmer, compose ses films comme des mosaïques délicates, dans un dépouillement non dénué de sophistication. Aujourd’hui enseignant scénario et mise en scène à Séoul, il est l’un des cinéastes sud-coréens majeurs de sa génération.

En sa présence. Avant-première de La romancière, le film et le heureux hasard, leçon de cinéma et présentations de séances.

Bertrand Tavernier

Cinéphile fanatique, ciné-clubbeur boulimique, il fait ses classes comme assistant réalisateur, attaché de presse et critique, notamment aux Cahiers du cinéma et à Positif, avant d’officier plus tard à la radio, sur son incontournable blog ou dans des ouvrages de référence consacrés au cinéma américain. Natif de Lyon, il préside l’Institut Lumière de sa création en 1981 jusqu’à sa mort en 2021. Son premier long métrage, L’Horloger de Saint-Paul (1974), marque le début d’une collaboration fidèle avec Philippe Noiret, et souligne son attachement à sa chère ville. En quatre décennies et une vingtaine de films, fictions ou documentaires, il varie les genres et la manière, redonne ses lettres de noblesse au scénario. À l’aise aussi bien dans le drame social (L. 627), dans le film de guerre (Capitaine Conan) ou historique (Que la fête commence), il aime faire partager ses passions à l’écran. Pour le jazz dans le brillant Autour de minuit (Oscar de la meilleur musique), pour les intrigues poisseuses de Jim Thompson (Coup de torchon) ou James Lee Burke (Dans la brume électrique). L’un après l’autre, ses films empoignent les aberrations de l’Histoire ou les maux de la société contemporaine. Animé jusqu’au bout d’une flamme intacte, il laisse derrière lui le legs d’un cinéaste entier et engagé, et d’un passeur exigeant.


Printemps 2023

Richard Lester

Enfant prodige, né à Philadelphie en 1932, Richard Lester entre à l’université à quinze ans et débute à la télévision à dix-huit. Installé à Londres à la fin des années 1950, il se fait connaître en devenant le réalisateur des Goons, une troupe de comédiens burlesques emmenée par Peter Sellers et Spike Milligan. En 1964, les Beatles le choisissent pour réaliser Quatre garçons dans le vent, succès détonnant rapidement suivi de Help ! autre film culte des “Fab Four”. La comédie Le Knack… et comment l’avoir, Palme d’or cannoise 1965, propulse le cinéaste sur le devant de la scène du Swinging London. S’il sait faire preuve de délicatesse, avec notamment le bouleversant Petulia (1968), Richard Lester déploie un sens du cadre et du rythme au service d’un goût prononcé pour le nonsense et la dérision. Il multiplie les trouvailles visuelles, aussi bien dans une parodie de péplum (Le Forum en folie) que dans un film de cape et d’épée (Les Trois Mousquetaires) ou qu’aux commandes de grosses productions comme Superman II et III, qu’il traite sur le mode de la bande dessinée. Entre loufoqueries, comédies musicales, romances et aventures (La Rose et la Flèche), une œuvre hétéroclite et trépidante, populaire et décalée.

Heinosuke Gosho

Impossible de comprendre toute l’histoire du cinéma japonais sans reconnaître la contribution d’Heinosuke Gosho. Méconnu en Occident, il est, au Japon, une figure clé du cinéma des années trente, au même titre qu’Ozu, Mizoguchi, Kinugasa ou Naruse. Consacré au temps du muet au sein de la Shōchiku (La Danseuse d’Izu, L’Amour), Gosho atteint son apogée dans les années cinquante, avec notamment Là d’où l’on voit les cheminées et Une auberge à Osaka. Une centaine de films de 1925 à 1968, dont près de deux tiers disparus, qui s’attachent à mettre en lumière la vie de gens ordinaires dans toute leur beauté et leur tristesse. Admirateur de Lubitsch et de Chaplin, Gosho, fervent humaniste, réussit à “faire rire et pleurer à la fois”, opérant dans tous les genres, du shomin-geki (tragi-comédie sur les classes moyennes) à la romance, du burlesque au film d’époque. Mais c’est surtout de Mon amie et mon épouse, sorti en 1931, qu’il tient sa renommée. Cette farce, dont le ressort dramatique s’appuie sur les bruits du voisinage, fait figure de première œuvre japonaise entièrement parlante. Une révélation et un enthousiasme qui vont entraîner l’adaptation de toute la production nippone. À l’origine d’une période artistique foisonnante, jusqu’à l’aube d’un nouvel âge d’or, l’un des plus beaux de l’histoire du cinéma mondial.

Mario Monicelli

L’un des maîtres de la comédie italienne, il connaît l’une des plus longues carrières de l’histoire du cinéma (71 ans). Son œuvre, bariolée et multifacettes, débute au Festival de Venise en 1935 avec I ragazzi della via Pal. Assistant et scénariste de Genina, Germi ou Soldati, coréalisateur avec Steno (Gendarmes et Voleurs), Monicelli rôde son sens de l’observation et de la raillerie. Un regard acerbe qu’il posera dans La Grande Guerre pour évoquer l’inutilité des conflits ou dans les Camarades, pour écorcher intellectuels et militants. Aventures picaresques (Brancaleone), satires sociales et politiques (Le Pigeon), comédies dramatiques (Un bourgeois tout petit petit) ou farces sociologiques (Mes chers amis), ses films font rire à la faveur des bassesses de ses concitoyens, produisant d’énormes succès, où s’épanouissent plusieurs générations de comédiens. De Totò, en pleine gloire, à Michele Placido, interprète de son dernier film en 2006 (Le Rose del deserto), Monicelli dirige les plus grands : Alberto Sordi, Anna Magnani, Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni, Ugo Tognazzi, Claudia Cardinale…, autant de monstres sacrés avec qui il écrit certaines des pages les plus fameuses du cinéma italien.

Hugo Fregonese

Journaliste sportif argentin, il fait une première incursion à Hollywood dans les années 30, éphémère consultant sur les productions ayant l’Amérique du Sud pour toile de fond. De retour dans son pays natal en 1945, Fregonese se fait la main en tant qu’assistant-réalisateur, avant de réaliser trois longs métrages, dont le magnifique L’Affaire de Buenos Aires, film noir qui lui ouvre les portes d’Universal Pictures. Il enchaîne alors les séries B à un rythme trépidant - pas moins de dix films entre 1950 et 1954. Une courte période, faste, qui constitue son sommet. Un cinéma de genre, sec, à l’os, parfois cruel et violent, et d’une efficacité redoutable. Western (Le Raid et le génial Quand les tambours s’arrêteront, que John Carpenter a forcément revu avant de se lancer dans Assaut), mélo (L'Étrange Mr. Slade ) ou film noir (L’Impasse maudite, Mardi ça saignera), Fregonese fait alors feu de tout bois. Cinq ans durant, il joue des coudes avec Jacques Tourneur et André de Toth, fait tourner James Mason, Jack Palance, Gary Cooper, Anne Bancroft, Lee Marvin, Barbara Stanwyck ou Anthony Quinn, et fait montre d’un style unique, qui lui vaut aujourd’hui l’admiration sans bornes d’un Tarantino. Sa fin de carrière, exilé sur le Vieux Continent, est plus boiteuse, mais le très beau Seven Thunders, sur la Résistance à Marseille, rachète les quelques sorties de route de son incursion européenne.


Été 2023

Larry Cohen

Il commence à la télévision avec de petites histoires, puis des épisodes de séries comme Le Fugitif (1964), avant de passer producteur pour Le Proscrit. Le succès arrive en 1967, lorsqu’il imagine le concept des Envahisseurs, parabole anti-maccarthyste, monument paranoïaque du petit écran. Il glisse ensuite vers le cinéma, scénariste pour Burt Kennedy ou John Guillermin, avant de réaliser Bone, un drame sur la question raciale, puis deux titres dans la veine de la Blaxploitation alors en vogue (Black Caesar et Casse dans la ville). De son esprit génialement barré naissent des créatures hallucinantes (le bébé mutant dans Le monstre est vivant, ou le yaourt tueur dans The Stuff). C’est aussi lui qui écrit et produit la franchise des Maniac Cop de William Lustig, scénarise le Phone Game de Joel Schumacher. À la croisée des genres entre horreur, catastrophe, SF et polar fantastique, ses films sont satiriques et inventifs (Ma belle-mère est une sorcière, L’Ambulance). Les médias, la publicité et la course à la consommation sont autant de sujets qu’enrobe son humour caustique. Il se retire en scénarisant deux thrillers, Captivity (Roland Joffé, 2007), et La Mort au bout du fil (Rob Cowan, 2010), et disparaît en 2019. Si son refus du compromis l’a toujours contraint à jongler avec de maigres budgets, son travail d’artisan acharné a profondément marqué l’inconscient collectif, et influence encore toute la pop culture audiovisuelle américaine.

Eloy de la Iglesia

Né au Pays basque espagnol en 1944, il est l’un des réalisateurs-phares du cinéma “quinqui”, genre populaire qui se penche sur la vie de délinquants juvéniles, entre portraits réalistes et critique sociale. Après un premier essai avec Fantasia… 3 (1966), réinterprétation de trois contes de fées, il profite de la nouvelle liberté d’expression qui accompagne la sortie du franquisme. Exploration des marges, transgression, ses films abordent des sujets tabous et difficiles. Le crime et la violence (Una gota de sangre para morir amando, 1973, porté par Sue Lyon), l’homosexualité (Los placeres occultos, 1976), l’activisme politique (El diputado, 1978), la drogue avec El Pico, qui rencontre un énorme succès en 1983. Mais aussi le terrorisme, la consommation à outrance, les banlieues gangrenées et la prostitution (Colegas). Après une longue absence, il revient sur les écrans en 2003 avec un ultime film, L’Amant bulgare, qui prend pour cadre les bars gays madrilènes, et clôt une œuvre où il n’aura eu de cesse de décortiquer avec pugnacité les maux et les travers de la société espagnole.

Jean Cocteau

De la littérature au cinéma, de la critique aux ballets, du théâtre aux arts plastiques, l’œuvre de Jean Cocteau est celle d’un poète touche-à-tout, insatiable dandy, érudit et fantaisiste, capable de soulever l’indignation et provoquer le scandale, comme de s’entourer d’artistes talentueux (Radiguet, Proust, Picasso, Satie, Piaf, Modigliani…). Impressionné par les films de Méliès et de Chaplin, il choisit rapidement d’exprimer sa fougue créative sur le grand écran. Scénariste pour Delannoy (L’Éternel Retour), Melville (Les Enfants terribles) ou Franju (Thomas l’imposteur), dialoguiste pour Bresson (Les Dames du bois de Boulogne), il met en scène des contes fantastiques (Le Sang d’un poète, Le Testament d’Orphée, La Belle et la Bête) ou des adaptations de ses propres pièces (L’Aigle à deux têtes, Les Parents terribles), offrant, en Pygmalion, les plus beaux rôles à son compagnon Jean Marais. Des œuvres fiévreuses, remplies de miroirs et d’images inversées, prônant la marge et la mystique du bricolage, une liberté de ton, loin de tout académisme, qui lui vaudront l’admiration des cinéastes de la Nouvelle Vague et le titre de figure majeure du XXe siècle.

Avec le soutien de CHANEL, grand mécène de la Cinémathèque française.

Vincente Minnelli

D’une richesse extraordinaire, l’œuvre de Vincente Minnelli, longtemps négligée par la critique, participe aux grandes heures du cinéma hollywoodien et de la MGM en particulier. Ce fils de forains, né à Chicago, fait ses gammes à Broadway, avant de rejoindre à Hollywood Busby Berkeley, auteur ingénieux des premières comédies musicales. Minnelli devient, avec Stanley Donen, l’un des grands noms du genre (Le Chant du Missouri, Un Américain à Paris, Gigi), gravant dans l’imaginaire collectif les pas de deux entre Cyd Charisse et Fred Astaire (Tous en scène) ou Gene Kelly (Brigadoon). Tourbillons de sentiments, de pulsions et de rêves, qu’il filme encore dans de somptueux mélodrames (Les Ensorcelés), au lyrisme élégiaque (Comme un torrent, Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, Lame de fond). Autant de films flamboyants qui, sous leur beauté de surface, laissent entrevoir une certaine noirceur, dans laquelle s’épanouissent les plus grandes vedettes américaines (Lana Turner, Kirk Douglas, Katharine Hepburn, Robert Mitchum…).


Et aussi

Le centenaire de Warner Bros.

Pour fêter les 100 ans de la Warner Bros., la Cinémathèque propose, tout au long de la saison, une plongée dans la production de l’un des plus célèbres studios américains, à travers trois programmations, honorant ses acteurs vedettes, le Nouvel Hollywood, ainsi que les perles et chefs-d’œuvre qui ont fait la grandeur du studio.

Les indispensables

La Cinémathèque poursuit sa mission de transmission avec, tout au long de cette année, une programmation au long cours d’indispensables du cinéma, exploration d’un genre, d’un courant esthétique, de leurs influences ou de leurs dérivés. Après le Film noir et le néoréalisme, rendez-vous cette saison avec le western, la science-fiction et la Nouvelle Vague.

Toute la mémoire du monde

Dixième édition de Toute la mémoire du monde, Festival international du film restauré. Cinq jours, cent films. Et l’occasion de célébrer la vivacité de l’actualité patrimoniale, en proposant au public parisien une sélection des dernières restaurations de prestige présentées par des invités prestigieux. 

Festival de Gérardmer 2023

La Cinémathèque reprend la sélection des films en compétition au Festival du film fantastique de Gérardmer. Ce rendez-vous permet de retrouver, comme tous les ans, les obsessions, mythes et conventions du fantastique et de l’épouvante cinématographiques contemporains. 

Reprise de la semaine de la critique

Quelques jours après la clôture du Festival de Cannes, la Semaine de la Critique propose, sur les écrans de la Cinémathèque française, la reprise de sa compétition (sept longs et dix courts métrages) ainsi que de ses séances spéciales, en présence des équipes des films. 

Les rendez-vous réguliers

HENRI, notre plateforme vod, les séances Jeune Public, le Parlons cinéma, le Ciné-club de Frédéric Bonnaud, Aujourd'hui le cinéma dédié à la jeune création cinématographique contemporaine, les Fenêtres sur nos collections, le Cinéma Bis, le Cinéma d'Avant-garde, le retour des conférences du Conservatoire des techniques cinématographiques et Archi Vives.


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