En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Masumura, désirs sans limites
Table ronde

Yasuzô Masumura est considéré comme un précurseur de la Nouvelle Vague japonaise tout en demeurant indéfectiblement un cinéaste de studio. Son oeuvre prolifique est tout à la fois marquée par les contraintes de production des grands studios et par une vision très personnelle. Ses films feront parfois scandale pour leur exaltation de la force subversive du sexe, leur critique du capitalisme et de la société japonaise, leurs portraits de femmes libres et leur intérêt pour les perversions sexuelles (L'Ange rouge, Tatouage, La Bête aveugle...).


Stéphane du Mesnildot est journaliste aux Cahiers du cinéma et auteur, entre autres, de Fantômes du cinéma japonais (éditions Rouge Profond).

Patrice Rollet est membre du comité de rédaction de la revue Trafic.

Romain Slocombe a commencé avec la bande dessinée. Sa première , Prisonnière de l'Armée rouge, est publiée par Jean-Pierre Dionnet (Humanoïdes associés, 1978). En 1984, Yeun Ok, l'infirmière héroïque (Futuropolis) s'inspirait de L'Ange rouge de Masumura. À partir de 1992, il s'adonne à la photographie fétichiste. Ses voyages au Japon donnent lieu à la publication de plusieurs ouvrages, City of the Broken Dolls et Tokyo Sex Underground (Creation Books), notamment. En 1995, il réalise un documentaire sur le photographe Nobuyoshi Araki, Un monde flottant. Depuis 2000, il a publié quatre romans en hommage à Yukio Mishima et Henri Miller.

Fabrice Arduini est programmateur à la Maison de la culture du Japon à Paris depuis sa création en 1997. Il y a notamment organisé des rétrospectives dédiées à des réalisateurs méconnus en France (Yûzô Kawashima, Tomu Uchida, Daisuké Itô, Mansaku Itami, Kinji Fukasaku, Tatsumi Kumashiro).