Marilyn mal-aimée. De quelques films et gestes à célébrer
À l'occasion des célébrations du centième anniversaire de Marilyn Monroe, Baptiste André souhaite reconsidérer et louer le travail gestique et mimique de l'actrice. En déplaçant le regard vers un ensemble d'œuvres marginalisées (Don't Bother to Knock, Monkey Business, River of No Return, The Prince and the Showgirl), au sein desquelles les audaces de Monroe restent trop souvent négligées, cette proposition espère les réinscrire au cœur d'une réflexion renouvelée sur son art en tant qu'actrice.
Anna Magnani, étrangère à Hollywood
Dans les années 1950, la rencontre entre Anna Magnani et Hollywood s'écrit en trois films : The Rose Tattoo (Daniel Mann, 1955), Wild Is the Wind (George Cukor, 1957) et The Fugitive Kind (Sidney Lumet, 1959). Forgé dans le contexte du néoréalisme italien, son jeu se transforme au contact du système hollywoodien, où Magnani impose une présence physique et émotionnelle rare. Dans ces films, Hollywood accueille une actrice indocile dont l'intensité charnelle et populaire déplace les formes d'interprétation et fait surgir, au cœur du système des studios, une énergie profondément étrangère que Federico Lancialonga se propose d'étudier.
Conférences organisées dans le cadre du séminaire « Nouveaux regards sur le cinéma hollywoodien. Histoire, théories, analyses » (Institut ACTE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), avec pour thème ce semestre « Politique des actrices ».
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Baptiste André est doctorant à l'Université de Strasbourg. Il prépare une thèse portant sur l'élaboration d'une méthodologie propre à l'iconologie actorale. Il est l'auteur d'une monographie sur Rod Steiger (Rod Steiger, briller dans l'ombre) publiée aux éditions Carlotta Films en septembre 2025.
Federico Lancialonga est docteur en Études cinématographiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et enseignant à Paris Sciences & Lettres (PSL). En novembre 2023, il a soutenu une thèse sur le cinéma collectif italien des années 1950-1970, sous la direction de Vincent Amiel et Sébastien Layerle. Chercheur invité à la Cinémathèque française en 2018, son travail a fait l'objet de publications pour différentes revues françaises et italiennes. Il est également documentaliste et chargé de la valorisation à Ciné-Archives.