Dialogue avec Jean-François Rauger

Dialogue avec Jean-François Rauger

C'est en constatant, en cette fin des années 50, le succès commercial, notamment auprès d'un public jeune, des films de terreur à petit budget, que Hitchcock aurait eu l'idée d'en réaliser un lui-même, persuadé à juste titre qu'il n'aurait pas de mal à faire mieux. Psychose, outre un triomphe au box-office, ouvrira la voie à une nouvelle vision de la peur au cinéma. Sa ritualisation de la violence, sa brutalité plus graphique, son plus grand réalisme, le sentiment accru d'un certain tragique de l'existence annonceront un cinéma d'horreur moderne qui ne fera que décliner ensuite, sous diverses formes, la leçon hitchcockienne. — Jean-François Rauger


Jean-François Rauger est directeur de la programmation à la Cinémathèque française.